| Ecrit par Seth Gecko, 21-02-2008 23:30 |
Cortex "Minus et Cortex, Minus et Cortex, Cortex le génie et Minus l'abruti!". Fallait que se soit dit. Non, Cortex n'est pas un long-métrage d'animation mettant en scène deux souris. Cortex est un film sur... sur quoi déjà? Ah oui, sur alzheimer. Un polar même. Avec... heu... (oui, je sais ça va être lourd...), avec André Dussolier, la voix la plus utilisée du cinéma français (pubs, voix off,...). Le tout est mis en boîte par monsieur Starfix, Nicolas Boukhrief. Boukhrief, personne ne le connaît ou presque et pourtant! Ami de Christophe Gans et Matthieu Kassovitz, il co-scénarise Silent Hill et Assassin(s). A la sortie du Convoyeur, on s'extasie car le bonhomme prend enfin son destin entre ses mains et écrit et réalise. Il s'émancipait en quelque sorte et signait un polar vif, violent, structuré et référencé. Aujourd'hui, il revient avec un Cortex qui rappelle Créances de sang d'Eastwood. Dussolier est un flic en maison de repos. Il est atteint de la maladie d'alzheimer, fléau qui lui ponctionne chaque jour un peu plus ses souvenirs. Les épisodes s'envolent. L'instinct, lui, est encore intacte et rapidement Dussolier se met à suspecter que des crimes ont lieu dans l'établissement et qu'un tueur en série sévit. Quelle idée de génie! Dussolier doit mener son enquête comme s'il était museler par sa maladie. Cette épée de Damoclès, véritable ciment du film, est utilisé à la perfection par Boukhrief qui en use sans en abuser, rendant haletant la traque du tueur dans un univers pourtant incongru, une maison de retraite. Là où on aurait pu facilement verser dans le mauvais Derrick, Boukhrief et son acteur principal arrivent à tutoyer les plus beaux films hollywoodiens sur la vieillesse fragilisée. Dussolier s'érige comme un Tommy Lee Jones, un Clint Eastwood français. Cortex est un film passionnant et extrêmement bien ficelé qui vous... qu'est-ce que je disais déja?
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