D'emblée, gros avertissement: les lignes qui suivent vont contenir des spoilers gigasize donc beware (désolé, mais dans le cadre du programme de réinsertion des bouzes dans le milieu de l'intelligentsia underground, je suis contraint de m'envoyer pas mal de films du grand et unique JCVD donc sorry for my franglish).
Fin avril a vu débarquer en coffret dvd ce que nous attendions tous et ce que nous redoutions tous à la fois: la saison 6, seconde partie, de nos amis mafieux, j'ai nommé les Soprano. Des amis que les plus fidèles suivent depuis près de dix ans. Dix ans de thérapie, de vendettas, de cynisme, d'ironie sur l'american way of life, de dérision de l'Amérique républicaine, dix ans sur les minorités, sur l'Amérique clandestine et véreuse, sur les traditions et les rites, sur les italo-américains, sur la guerre du Golfe, sur le racisme, sur la M... Dix ans que Tony va voir le Dr Melfi, que Paulie bronze, assis devant la boucherie, dix ans que Silvio s'occupe de ses filles dénudées, que Bobby collectionne les trains en modèle réduit, que Carmela fait la bouffe. Le grand pouvoir des séries réussis, des séries cultes, et j'entends par culte tout ce qui est passé, en gros, sur HBO et toutes les séries seventies (de Star Trek au Prisonnier mais ça, le lecteur fidèle d'Eclipshead le sait déja...), c'est de créer, la fin venue, un sentiment amer en bouche, à la limite du deuil.
Parce que les Fisher ou les Soprano se sont invités chez moi pendant de longues années. Ils font partis des meubles. Les voir partir pour de bon est très douloureux, on devient addict devant ces séries si bien écrites, si riches en références, si virtuoses en somme. Les Soprano sont un monument de pop culture américaine, un condensé de Scorsese chez le Lynch de Twin Peaks.
Dans les 9 derniers épisodes de la saga, on atteint un paroxysme émotionnel jamais égalé en télévision. La fin des Fisher, je parle de Six Feet Under, était magnifique, mais n'était qu'un good bye musicale de quelques minutes, suivant le décès de chacun des membres de la famille (à mes yeux, la vrai fin intense, c'est la mort de Nate d'ailleurs, mais là n'est pas le sujet...). Dans ces 9 derniers épisodes, plusieurs clés de voûte cèdent: Johnny Sack est foudroyé par un cancer, Christopher est "executé" par Tony et Bobby, Silvio et Phil Leotardo tombent à leur tour. On ne pouvait conclure la saga que dans un bain de sang, comme pour mieux sanctifier des êtres au destin tragique, des héros des temps modernes, à la moralité douteuse mais qui ont encore, tout de même, le mérite d'obéir à des valeurs ancestrales et qui se raccrochent, désespérément et tristement, à ces mêmes valeurs. La morale mafieuse est à double facette: on coupe les membres gangrénés mais on prend soin de la veuve et de l'orphelin. Hypocrisie sans nom d'un monde sous-terrain obscure.
David Chase a du longtemps se demander comment faire tirer sa révérence à Tony après plus de 80 épisodes. Dans le genre, plusieurs possibilités s'offraient à lui. Tout d'abord, il avait la fin "scorsesienne", à savoir les têtes tombent, Tony est balancé par quelqu'un qui se met à table avec le FBI. Dans les Affranchis comme dans Casino, la loi l'emporte. Chase se contente de laisser Tony en péril, avec un procès à l'horizon puisque Carlo, l'un des siens, a donné des informations au FBI. L'avocat de Tony est optimiste et l'a déjà sauvé, au fil des saisons, de bien des impasses. "Les procès sont faits pour être gagnés..." lui affirme-t'il à la fin de Made in America, requiem de la saga. Chase avait la possibilité de tuer son héros, comme dans la référence ultime, Le Parrain. C'était le meilleur moyen de mettre un terme au clan Soprano, dès lors privé de l'ensemble de ses têtes pensantes. On a longtemps évoqué sur le web la possibilité de voir Meadow ou Anthony Jr prendre part aux affaires afin de les préparer à la succession. Chase a opté pour faire d'AJ, un manqué un peu lâche, sorte d'antithèse de son père et de Meadow, une fille soucieuse des intérêts des italo-américains, mais par des voies légales, cette dernière optant pour une carrière d'avocate.
En fait, la fin des Soprano, la dernière scène, est un moment d'anthologie du petit écran qu'il convient de détailler avec précision et dévotion. Un bijou, je vous dis. Chase opte pour ce qui irrite et excite la plupart des fans: une fin ouverte, riche, référencée, abrupte, sujet à débats et débats et débats. Sujet à hypothèses, thèses, synthèses, sujet à controverse. Le ticket parfait pour la gloire et le culte pendant encore de longues décennies. Et pourtant, il ne s'agit que d'une banale scène dans un restaurant anodin. Oui, mais voilà. On joue avec le hors-champ, avec les regards, les non-dits et les évocations. On tarabistouille le spectateur. Il plane une multitude de doutes sur cette fin. Cette fin qui n'en est pas vraiment une, donc. Parce que les Soprano, le show d'HBO, prend fin, mais les Soprano poursuivent leurs vies backstage, devenus désormais bien plus que des personnages de fiction. On avait connu Tony morose et déprimé à cause de canards dans une piscine. On le retrouve quelques années plus tard, dans un restaurant. Il est un peu usé le Tony: il a tué de ses propres mains son neveu, il vient de perdre son beau-frère et son bras droit, un procès lui pend au nez. Oui, mais voilà, il attend sa femme et ses enfants dans un resto. Côté famille, Tony a toujours porté une sorte de masque alors il affiche le masque de la sympathie. Carmela le rejoint. Puis arrive AJ. Il est suivi de près par un homme qui scrute de façon maladroite la table des Soprano. Meadow est en retard. Elle se reprend à trois fois pour garer sa voiture devant le resto. Des gangstas blacks font leur entrée. On mange des oignons farcis. Le type louche va aux toilettes. Echange anodin entre les Soprano. La musique off scande un "don't stop...". Cut en noir. 11 secondes s'écoulent. Fin du show, générique. Hé là, les réactions: génial! ou qu'est-ce que c'est que cette merde?!
Chase a opté pour l'énigmatique et le référencé. Qui est l'homme qui arrive avec AJ? Un tueur? Pas assez discret. Pourquoi aller dans les toilettes au lieu d'aller droit sur Tony pour l'abattre? Pour aller chercher une arme comme Michael dans le Parrain? Absurde. Dans le Parrain, Michael fait poser son arme par avance pour arriver désarmé à une réunion. Les mecs que l'on repère comme le nez au milieu du visage sont, dans les Soprano, en général des gens du FBI. L'arrivée des blacks évoquent aussi une possible fin tragique de Tony puisque Junior avait engagé des blacks pour le descendre dans les premières saisons. Une fin qui laisse libre court à toutes les possibilités, toutes les éventualités. Je vous épargne bien entendu les études numér(il)logiques, franc-maçonnes et autres. Certaines tournent autour du chiffre 3 (il s'agirait de la troisième tentative d'assassinat de Tony dont on ne verrait que la mise en place et dont on nous cache pudiquement la mort... idée intéressante mais on parle aussi des trois créneaux de Meadow, des trois beignets d'oignons, évocateurs du dernier repas et comparés à des hosties...). 11 secondes post-mortem à la saison et bien sûr, certains évoquent le 11/09. Il est vrai qu'il y a toujours eu, dans les discussions, des références aux attentats et que Tony collabore avec le FBI dans la dernière saison pour livrer aux autorités des arabes qui fréquentaient jadis le Bada Bing. Bon, tout ça pour dire que la fin des Soprano fait travailler les méninges comme peu de séries ont réussi à le faire. Bien du plaisir à vous.
Récapitulons. Ces dernières années en matière de films d'horreur, pour utiliser un terme large, auront été marqué sous le signe du concept. A savoir, je tiens un truc, je ne le lâche qu'après l'avoir pressé, usé, visité et revisité. Début 90, Craven parodie, extrapole, référence avec son Scream. On dépoussière joyeusement le slasher en consolidant les bases: sérial-killer original, groupe de teens, humour potache. Et de décliner le film en saga et en filiation. Arrivent donc par la suite les Souviens-toi machin truc, les Destination Finale et tout et tout. Début 2000, changement de siècle mais toujours la même soif de rentabiliser des concepts du côté des toujours très peu imaginatifs studios. L'heure est à la fois au remake de films nippons et à la fois au retour vers le gore. Saw et Hostel marquent, toute proportion gardée, un retour des films de studios vers des scènes punchies, osées. Bref de la torture un peu politiquement incorrect. Pas de quoi fouetter un chat mais ça ravigote quand même. Autre tendance, on revisite les vieux classiques jugés trop ringard: Massacre à la tronçonneuse, Halloween, La colline a des yeux... Et maintenant que faire? On a dit qu'Hollywood n'hésitait pas à regarder à l'étranger pour trouver de nouvelles idées. les films asiatiques foutaient les jetons? On les a tous refait: Dark Water, Ring, The Eye (The Aie d'ailleurs... un God Of Bouz potentiel...). La grande sensation du moment, c'est [REC], film qui, avec trois bouts de ficelles, terrorise autant que l'ensemble des trente dernières années de films de genre. On tient une nouvelle tendance: la caméra subjective. Cloverfield, [REC], Quarantine (déja un remake de [REC]... et Diary of the Dead de George Romero, qui tient là une nouvelle façon de visiter "son" genre, le film de zombies. Qu'on ne se méprenne pas, Romero ne pompe rien, à personne. Il a l'idée de ce film depuis longtemps mais le fait est qu'il est là au moment où un certain style déferle sur les écrans fantastiques. Le hasard a même poussé le vice jusqu'à conduire [REC] et Diary of the Dead au festival de Gerardmer, faisant se confronter les deux films en compétition officielle.
Le Romero 2008 est un grand cru, loin des lacunes et de l'aspect un peu Z de Land of the Dead (sympa au demeurant). La subjectivité et l'aspect vidéo film plonge le spectateur au cœur du combat et évoque un jeu vidéo par moment. On a l'impression de se trouver dans les meilleures moments d'un Resident Evil ou d'un Silent Hill. Romero trouve avec Diary of the Dead une nouvelle facette à explorer dans la mythologie du zombie, une facette qui rend le mythe plus réel, comme une sorte de retour aux sources. Diary of the Dead est un film qui a l'air vrai, au sens documentaire du terme, et qui du coup cause le même malaise que la Nuit des Morts Vivants et son huis-clos. Romero a retenu les leçons de ses prédécesseurs et a écarté les défauts de Blair Witch, à savoir une caméra trop mouvante et des plans à gerber. Romero filme en doc-vérité mais en gardant le contrôle sur sa mise en scène sans verser dans l'unique exercice de style. Diary of the Dead est en cela supérieur à cette cohorte de films "pour de vrai" qui déboulent nuit et jour, à tout (re)venant.
Prendre du recul. Voilà l'avertissement que je peux donner aux spectateurs qui seront tentés par le nouveau film d'Olivier Marchal : MR73. Un flic marseillais à la criminelle descend aux Enfers. En fait, les Enfers, il les arpente depuis longtemps, mais il ne s'y résout pas. Le boulot l'a rongé, petit à petit. D'horreurs des scènes de crimes en drames familiaux personnels, Schneider est alcoolique, abimé, essoré par la vie. Une affaire l'a particulièrement marqué dans ses débuts de poulet : une série de meurtres, viols et actes de barbarie. Un accident de la vie lui a dérobé sa petite fille et laissé sa femme dans un état végétatif. Et il doit continuer à avancer avec ça sur le dos, parce que la vie ne se décide pas à le lâcher, lui. Une existence comme une malédiction, un éternel chemin de croix, soulagée ou aggravée par le whisky. Et le destin l'enfonce encore, lorsque un nouveau tueur en série commet d'inhumaines exactions. 2 victimes, puis 3, puis 4, puis 5... Schneider est mis en touche. Il a tellement bu un soir qu'il a pointé de son arme un chauffeur de bus, afin de détourner la direction du véhicule vers chez lui. On le couvre, mais on lui retire l'affaire. Seulement, c'est un homme désespéré. Et on n'arrête pas un homme qui ne croit plus en rien.
Daniel Auteuil, avec une gueule de déchet, puant l'alcool, dégueulasse, pas rasé, est d'une crédibilité éblouissante. Son jeu, encore une fois, embarque l'histoire qu'on ne peut rêver (ou cauchemarder) plus sombre. L'acteur est immense de réalisme, tuant d'émotion. Il fait mal tant on souffre avec son personnage. Il n'en rajoute pas, il n'en manque pas. Sa justesse est un don au service d'un scénario noir d'âme. A travers cette histoire Olivier Marchal se replonge dans un fait divers qu'il a vécu lorsqu'il faisait partie de la maison. La démence du tueur et la tragédie des victimes ont eu raison de sa sensibilité à l'époque. Il est encore aujourd'hui hanté par ces images terribles, la part la plus obscure de l'homme. Le réalisateur nous livre là le poids que son esprit a bien du mal à évacuer. La fin du film, sa montée étouffante, est un choc psychologique éprouvant. D'une intensité rare, MR 73, du nom du fameux révolver (Manufacture du Rhin - 1973), est une claque terrible. La mise en scène est léchée, la pression empathique est totale. On ressort de la salle en titubant, hagard, profondément secoué par la force des évènements relatés. D'autant qu'ils sont tirés d'une histoire vraie... Et c'est sans doute ça le plus difficile à dépasser. La monstruosité humaine confrontée à la plus belle des sensibilités. L'absence de conscience contre une fragilité si destructrice, le paradoxe de notre espèce.
God of Bouz IV : American Ninja aka American Warrior
Ecrit parSeth Gecko (02-05-2008 09:05)
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God of Bouz IV : American Ninja aka American Warrior
Au début des années 80, on croit avoir tout vu, tout fait. On croit avoir survécu à tout ce qu'il était possible de faire. En matière de cinéma, les années 70 auront été fastueuses, peut-être les meilleures, mais elles auront aussi conduit le cinéma aux portes de l'industrie foireuse vers ce que l'on a appelé plus tard, pour faire fun, l'exploitation, exploitation dixit Nelson, à savoir un film, un succès décliné à gogos. Par exemple, dans Shaft, un flic black marrave des loubards: boom! S'en suivent des centaines de films où des flics blacks tabassent à toutes bastringues des motards, des mafieux, des hippies et j'en passe. Les genres les plus improbables sont victimes du phénomène: gore, arts martiaux, film de guerre,... Et les genres de s'égrainer: shocksplotation, blaxploitation, sexploitation, warxploitation... A chaque fois un chef de file et une ribambelle de suiveurs pour créer un genre. Les films se font pour trois fois rien, sans prétention. Au beau milieu des 80's, décennie du kitsch et comble du nawak, déboule le genre ultime: le film de ninjas. C'est grâce à un brave film de 1985 que naît le genre: American Warrior, American Ninja pour les intimes, avec une star montante de l'action movie: le toujours très expressif Michael Dudikoff. C'est bien simple, sans vouloir caricaturer, Dudikoff ferait passer Steven Seagal pour Marlon Brando. On a rarement vu un acteur "jouer" de façon aussi pathétique et parler de façon aussi peu intelligible. Mais bon, dans un film de ninjas, là n'est pas le propos... Dans un film de ninjas, on se doit d'arrêter les flèches avec les dents, de grimper au mur, de dépouiller des centaines d'adversaires, le tout dans des tenues hyper discrètes, du style camouflage jaune fluo et turquoise. Dans American Ninja, Dudikoff incarne une G.I. baptisé Joe (on ne rit pas), un peu tête brûlée, ninja bien entendu, qui doit déjouer les plans machiavéliques d'un groupe de ninjas tous habillés dans des tenues les plus colorées possibles. Le film déboule en plein boom de la vhs et sera un succès. Trois suites feront honneur au premier tome et une multitude de film de ninjas débarqueront tout droit sortie de l'univers du nanar. Le film de ninjas devient une saga allant du films pour enfants (les Ninja Kids) jusqu'aux fusions avec d'autres genres (Ninja vs Shaolin, Les Ninjas contre les Morts Vivants, j'en passe et des meilleurs...). Tout le monde s'y met: les chinois, les italiens (las de faire des Bud Spencer et Terence Hill), les blacks... Allez fouiller dans les stations services désaffectées, je suis sûr que vous pouvez tomber sur de vieilles vhs restantes de cet âge d'or du film d'action.
Physiquement Wes Andersen m’a toujours fait pensé à une sorte de version british et plus arty du chanteur Beck ! Pour ce qui est de leurs productions artistiques respectives, on peut également voir un parallèle, tant les œuvres de l’un et de l’autre sont gentiment barrées, mais finalement pleines de sens. Au-delà des comparaisons bancales il est incontestable que le nouveau film d’Anderson, The Darjeeling Limited, poursuit sur la lancée des précédents et continue de construire l’univers plein de personnages, à la fois loufoques et abîmées par la vie, du réalisateur. Et après le « sea movie » The Life Aquatic, on est ici entraîné dans un « rail movie » aux allures prononcées de quête initiatique pour les trois personnages principaux du film, les frères Jack, Francis et Peter Whitman (joués respectivement par Jason Schwartzman, Owen Wilson et le dernier venu dans la bande à Anderson : Adrien Brody), qui se retrouvent donc embarqués dans une aventure ferroviaire (mais pas que) plutôt mouvementée à travers l’Inde, à la recherche d’une unité familiale perdue. Il est une fois encore question d’abandon parental, de fuir sa famille…en bref de relations familiales à problèmes, thèmes récurrents dans la filmographie d’Anderson et qui semblent lui tenir particulièrement à cœur. Découlant de ces sujets délicats, d’autres sont évoqués de manière plus ou moins évidente, tels les addictions, l’inhabilité au dialogue, la négation de l’autre, l’appel à l’aide au travers du suicide (toujours raté d’ailleurs), et autres joyeusetés. Comment le réalisateur texan fait-il alors pour parvenir à faire sourire ses spectateurs ? Simple (pour lui)! En créant des personnages à la fois attachants et horripilants embringués dans des situations délirantes (trois frangins qui ne peuvent pas se sentir enfermés dans la cabine–couchette d’un train traversant l’Inde, déjà…) et en touchant à l’universel humain, ce qui ne peut pas manquer de fonctionner puisqu’au final les sentiments humains sont les mêmes partout. La patte Anderson suffit à faire le reste, à savoir un monde coloré mais qui reste relativement dur, des dialogues décalés entre des personnages paumés, un découpage très personnel de l’image où les mises en abîme scéniques ne sont pas rares, et bien entendu les fameux ralentis de début et de fin de film, caractéristiques du grand Wes.
En résumé, ceux qui ont aimé The Royal Tenenbaums et The Life Aquatic (entre autres) peuvent aller voir The Darjeeling Limited sans se poser de question, pour les autres, n’hésitez pas à prendre le train en marche.