Eclipshead.net

Derniers Articles
























Mysterious Skin
Ecrit par Shinji, 07-11-2007 11:31


Image
Mysterious Skin
(2004) de Gregg Araki

Connu de certains pour ses films The Doom Generation (1995) et Nowhere (1997), les seuls à avoir été diffusés en France, Gregg Araki a fait un retour remarqué dans le circuit des cinémas d'art et d'essai avec Mysterious Skin. Mais tout d'abord, pour ceux qui connaissent (ou pas encore) l'oeuvre du cinéaste, il est bon de savoir que ce film se place à part dans sa filmographie : non seulement car il s'agit pour la première fois d'une adaptation fidèle d'un roman de Scott Heim publié en 1995, mais surtout que ce film, même s'il reste indépendant, s'éloigne de ses films précédents "branchés" pour se rapprocher de Larry Clark (Ken Park). Bien lui en a fait, car il s'agit certainement de son oeuvre la plus aboutie.

L'histoire : alors que Brian avait 8 ans, des événements ont fait qu'il ne se souvient plus de ce qui s'est passé à ce moment précis de sa vie. Une fois adolescent, cette amnésie l'obsède tellement qu'il imagine les théories les plus folles, avec la seule certitude qu'un enfant de son âge, Neil, est lié de près à ce qui lui est arrivé ce jour-là. En fait, nous comprenons dès le début du film qu'ils ont tous les deux été les victimes d'un pédophile... Mais il ne s'agit pas de juger le responsable, plutôt de présenter sans complaisance deux réactions différentes à un même traumatisme : introvertie et extravertie. Brian s'est ainsi forcé à oublier, a fait l'impasse sur ses souvenirs douloureux ; du coup, il a souvent le regard vide quand il ne recherche pas la vérité. Neil, de son côté, se souvient mais ne semble pas en avoir des séquelles. Au contraire, l'enfant sexuellement précoce en garde comme une nostalgie amoureuse. Il n'empêche qu'on ne peut qu'y voir la raison pour laquelle Neil fait le tapin, pris qu'il est dans une spirale d'autodestruction, même si de façon ambiguë cette dégradation peut être également vue comme le résultat d'un amour contrarié. Car oui, selon les dires mêmes du réalisateur, il s'agit d'une histoire d'amour, bien que très particulière.

Pour traiter ce sujet on ne peut plus délicat, Araki a été inspiré, faisant preuve de moins de délire pour plus de rigueur, de plus de sensibilité mais pas dans le larmoyant facile. Le casting a été très bien choisi : tous les acteurs conviennent parfaitement à leur rôle respectif, tout spécialement ceux qui interprètent les deux personnages principaux. Même la compilation de chansons qui accompagne habituellement les images a fait place à une musique spécialement composée pour le film, ce qui éloigne encore plus l'oeuvre d'un clip MTV trash. On en finirait presque par se demander s'il s'agit bien d'un film signé Gregg Araki... Néanmoins, le résultat perturbera surement certains spectateurs, mais c'est un film qui mérite d'être vu au moins une fois (il ne s'agit pas de choquer à tout prix, et ce qui est trop difficile à voir est suggéré).




Tags : Gregg Araki
Mettre en favoris Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Articles similaires



Commentaires utilisateurs (0) Fil RSS des commentaires

Aucun commentaire posté

Ajouter votre commentaire

 
 

Inscrivez-vous à la Newsletter :












ACCUEIL | NEWS | MUSIQUE | CINEMA | LECTURE | DIVERSIONS | HUMEURS | AGENDA | ARTZ | PHOTOS | VIDEOS | OPINIONS
FLUX RSS | CONTACT | EQUIPE | CREDITS | FAQ | SHOP | INFOS LEGALES | MYSPACE

Flux RSS Eclipshead.net

© ECLIPSHEAD.NET 2005 / 2008
- TOUS DROITS RESERVÉS


Flux RSS Eclipshead.net Création WDC VISUAL La CNIL Eclipshead.net