| Ecrit par Seth Gecko, 30-04-2008 09:44 |
Shine A Light Dans tout bon Scorsese, à un moment ou un autre, retentissent les notes d'une chanson des Stones. C'est un rituel. Des gangsters-Une référence religieuse-Une chanson des Stones, c'est le triptyque de Scorsese, quelque chose d'incontournable, un peu comme pipe-sodo-éjac' facial dans toute bonne scène X qui se respecte... (on est pas contrôlé par le CSA chez Eclipshead, autant en profiter...). Scorsese n'est pas qu'un grand admirateur du groupe. La musique a toujours eu une grande importance dans sa carrière et il s'est ponctuellement intéressé de manière plus détaillée au genre: si son oeuvre majeure consacrée à la musique est sans aucun doute possible le génial No direction Home sur Dylan, Scorsese a aussi réalisé une série de docs sur le blues, filmé le dernier concert de The Band et même contribué à un doc sur Woodstock. Scorsese et les Stones donc. Lorsque j'ai appris que Martin devait shooter un concert new-yorkais (deux concerts en fait, au Beacon Theater) de la tournée A bigger bang, je n'ai guère été surpris, ça parait tellement tomber sous le sens. On peut entendre rugir Gimme Shelter dans les trois chefs d'œuvre mafieux: Les Affranchis, Casino, Les Infiltrés ou Jumpin' Jack Flash dans Mean Streets ou encore I can't get no (Satisfaction) dans Casino. La liste est longue. Shine a light est un pur bijou car Scorsese est avant tout un cinéaste et il a le savoir-faire nécessaire pour faire d'un simple concert filmé oune chef de euvre ké tou té pisse déssou quan tou la voua (Chico style). Scorsese s'est entouré des meilleurs chefs op pour sublimer l'image, alterner avec le noir et blanc, filmer backstage, on stage, coller aux corps puis s'en éloigner pour mieux percevoir les mouvements de la foule en transe devant les contorsions d'un Jagger famélique. Ce film, car c'est un film tellement on est loin des simples concerts filmés direct to dvd, est une perle, un hymne à la joie de la coke (ils ont quand même pas loin de 70 piges ces mecs-là... vu ce qu'ils font après tout ce qu'ils se sont mis... les drogues ne peuvent pas être si mauvaises que ça... toujours pas de CSA en vue?). Scorsese se fait plaisir sur ce film, le premier sans Di Caprio depuis un bail, et filme le groupe comme on écrit une lettre d'amour à sa fiancée. Le corps à corps est passionnant entre les deux géants du cinéma et de la musique. Par un montage rythmée et des plans serrés, Scorsese a réussi son pari de restituer en langage filmique toute la verve sonore des Stones. Cerise sur le gâteau: des guests pendant le concert. Et de défiler Jack White, Christina Aguilera ou Buddy Guy pour des performances tour à tour bluesy ou électrique. Y'a même Bill Clinton dans le film: il est partout lui, je le soupçonne même de se déguiser en bonne femme pour se faire élire une nouvelle fois... Hé oui Clinton aime les Stones, on est content de le savoir. En même temps, à part une poignée de sourds, qui ne les aime pas? Georges Bush? "Les Rolling Stones? Ah, j'adore, mon préféré, c'est Barney..." Le groupe prend du plaisir, se fait plaisir et donne du plaisir. Un pur moment de bonheur pour tout le monde, sans tension, sans accroche. Mick, Keith, Ron, Charlie, Martin: le vrai Gang of New-York. Sethlist: Jumpin' Jack Flash Shattered She was hot All down the line Loving cup - With Jack White III As tears go by Some girls Just my imagination Faraway eyes Champagne & Reefer - With Buddy Guy Tumbling dice Band introductions You got the silver Connection Martin Scorsese intro Sympathy for the devil Live with me - With Christina Aguilera Start me up Brown sugar (I can't get no) Satisfaction Paint it black Little T & A I'm free Shine a light
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