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Amon Amarth - Twilight of the Thunder God
Écrit par Winter - 27-10-2008

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Amon Amarth - Twilight of the Thunder God

Amon Amarth nous pond ses albums avec la régularité que mettaient leur ancêtres à venir ravager nos côtes il y a mille ans. Sauf que cette fois, on va pas se plaindre (remarquez, je sais pas si les petites soeurs de Ste-Hortense se plaignaient en voyant débarquer ces fringants jeunes hommes musclés et pleins d'hormones....pardon, c'est mauvais). Le moins que l'on puisse dire, c'est que nos suédois ont trouvé une recette efficace et qu'ils ne semblent pas près de la lâcher.
Voilà le principal défaut de ce disque : il ressemble comme un frère à son prédécesseur With Oden On Our Side, la tendance death mélodique étant encore plus accentuée. Pour l'originalité, on repassera donc mais pour l'efficacité, le sens de la mélodie, le talent pour créer des morceaux qui provoqueront de furieux mouvements de nuques et d'élancements capillaires chez l'auditeur....préparez-vous à passer le balai pour ramasser les pellicules.
C'est bien simple, quasiment tous les morceaux pourraient être des singles.
Amon Amarth, c'est cela, de la musique qui sent des dessous de bras, qui donne envie de jumper et de se secouer en tout sens tout en éclusant sa bière dans un verre en corne d'auroch, de la musique façile d'accès (malgré sa violence) mais qui remplit à merveille sa mission : vous défouler et vous mettre une patate de tout les dieux. Mention toute spéciale au morceau d'ouverture, l'éponyme Twilight Of The Thunder God, ainsi qu'aux tubesques Tattered Banners and Bloody Flags et Guardians of Asgaard. Nul doute que tout va donner de sacrés hymnes de batailles entonnés par la foule lors des lives déjà bien animés du groupe.
Pour le message humanitaro-spirituello-ce que vous voulez, passez votre chemin. Ici, c'est champs de bataille, amitiés viriles, honneurs et sacrifice, gloire, mort et montée au Valhalla pour siéger au côtés des Aesirs. Malgré le nom du groupe tiré de Tolkien, la thématique et l'inspiration du groupe reste encore et toujours la mythologie scandinave, sa cohorte de déités et la fin du monde asgardienne, Ragnarok. On ne change une équipe qui gagne.

Si vous avez acheté l'excellente intégrale de Conan paru récemment chez Bragelone ou sa petite soeur version comics chez Panini, vous avez là la bande originale idéale pour vos lectures.
On notera par ailleurs le retour de l'illustration haute en couleur dans la droite lignée des premiers albums après l'intermède incroyablement sobre (mais classe) de With Oden On Our Side.
Par la barbe d'Ymir, jetez vous sur cet album !!

 
Melvins - Interview
Écrit par Shinji - 27-10-2008

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Melvins - Interview

J'ai confirmation le matin même que je vais interviewer les Melvins. Moi qui n'osais y croire, je suis un peu pris de court pour me préparer, d'autant que je ne sais même pas exactement en face de qui je vais me retrouver (et que c'est ma première interview de visu en anglais...). Quand j'entre enfin fébrilement dans l'Elysée-Montmartre, tout le monde à l'exception de Buzz Obsorne est en train de finir les balances. A ce stade, je ne sais toujours pas comment va se dérouler la suite. Après quelques minutes, Tim Moss, accompagnateur du groupe et leader de Porn par qui débutent à nouveau les concerts de cette tournée européenne - comme c'était déjà le cas lors de leur dernière venue cette même année -, descend de scène et s'approche de moi pour me serrer la main. Il me demande de patienter quelques minutes et part dans les loges. Tout le monde finit par partir, et la salle me paraît tout d'un coup bien grande... Quand Dale Crover repasse près de moi, j'en profite alors pour me présenter, échanger quelques mots avec lui et lui faire signer "(A) Senile Animal". Je le remercie, juste avant que je comprenne que c'est Buzz en personne qui me reçoit ! Heureusement pour moi, loin de ses réparties cyniques dans la presse et de ses grimaces réservées aux photographies de promo, sa gentillesse et son sourire omniprésent vont rapidement me mettre à l'aise, même si je vais rester impressionné de me retrouver face à un tel interlocuteur.

Ce qui est super avec vous, c'est que vous semblez toujours apprécier ce que vous faites après tout ce temps.
Ouais, c'est vraiment le cas. C'est une situation idéale ; je ne vois pas ce que nous pourrions faire d'autre. [il rigole]

Est-ce déjà arrivé que tu veuilles raccrocher les gants ?
Non, pas vraiment. En fait... pas sur le long terme, je pense.

Jamais ?
Non, il ne me semble pas.

Donc tout s'est toujours bien déroulé ?
Cela n'a pas toujours été rose, mais pas au point de laisser tomber.

Mais si tu pouvais changer quelque chose ?
[il fait une pause] Je n'arrive pas à penser à quelque chose en particulier ; quand on voit tout ce qu'on a fait... Je changerais quelque chose dans mes revenus, car les miens ne vont pas en s'améliorant. [il rigole] C'est ce que les autres voudraient aussi. Revenir sur le passé n'est jamais facile, vois-tu, donc...

Tu laisses le passé derrière toi.
En quelque sorte. Cela m'arrive un peu parfois d'y repenser. Je ne pense pas que je changerais quoi que ce soit, ça me va.

Est-ce que l'idée de jouer avec davantage de personnes vous est venue de l'association avec Fantomas ?
Non, pas vraiment. Nous voulions déjà quelque chose de nouveau, en fait, et c'est de là que ça vient. Nous avions besoin d'un nouveau bassiste, et cela a fini par tomber sous le sens.

Après le départ de Kevin [Rutmanis] ?
Ouais. Puis nous avons arrêté d'essayer pour laisser faire les choses. Jusque-là, tout se passe bien.

Et le Business est vraiment Big ?
Oui... très grand. Ouais, nous voulions que ça se fasse avec eux ; nous sommes de grands fans.

Quelle est la différence de "Nude with Boots" comparé à l'album précédent ?
Je pense que le nouvel album est plus bizarre. Mais je suis mal placé pour juger, car j'en suis trop proche.

Et quelles en sont ses spécificités d'après toi en quelques mots ?
Pas de facilité au niveau de la mélodie.

Qui prendriez-vous encore en plus dans le groupe ?
Muhammad Ali.

[je rigole] Je ne pense pas qu'il puisse jouer avec vous.
Nous pourrions le prendre sur scène avec nous ; ce serait marrant.

Et quelle serait la "dream team" d'après toi ?
Jimi Hendrix et Judy Garland.

Personne de vivant ?
[il réfléchit] Hum... Los Lobos.

J'ai lu récemment au sujet des Melvins : "C'est brutal. De grands trous de silence parmi des orchestrations. Ils vous font saigner du nez, mais d'une bonne façon." Cela te convient ?
Qui a dit ça ?

Adam Jones.
Adam Jones ? Oh, c'est un gars super. Il est très bon.

Donc, ça te convient ?
Bien sûr.

Que penses-tu de Tool ?
Je pense qu'ils ne bossent pas assez. Ils ont besoin de bosser plus.

Par fainéantise ?
Ouais, ils sont fainéants.

Et pour le fun, que pourrais-tu nous raconter au sujet de Mike Patton ?
Pour le fun ? J'aimerais qu'il fasse de son mieux pour permettre une reformation de Faith No More. [il rigole]

En décembre, "The Nightmare before Christmas" promet d'être énorme. Qui manque-t-il pour qu'il s'agisse du meilleur festival au monde ?
Si nous avons Bob Dylan et Pink Floyd, il le sera. [il rigole]

Et de moins connu ? Des artistes que tu voudrais mettre en avant ?
Nous avons déjà pleins de groupes que nous voulions, c'est bien. Ah, si... Pete Townshend.

Peux-tu nous en dire plus sur ce qui va suivre ? Tu as justement un projet avec Adam Jones, non ?
Ouais, je ne sais pas quand ça va se faire, je n'en ai aucune idée.

C'est parce qu'il est fainéant ?
C'est en partie dû à ça, ouais. Je l'attends, en fait. Je le ferai quand il le souhaitera.

Mais qu'est-ce qu'il fait alors ?
Ce qu'il fait ? Pas grand-chose. [il rigole] Beaucoup de petites choses. [il continue de rigoler]

Y a-t-il de la musique qui t'inspire aujourd'hui ?
Récemment ? Oh, c'est difficile de répondre à cela... [il réfléchit] Je n'ai rien qui me vienne à l'esprit, rien en particulier. J'écoute beaucoup de choses, mais quelque chose qui influence ce que je fais...

Les Melvins ont fêté leurs noces d'argent ; prêts pour celles en or ?
Ouais ! Je suis prêt pour l'or massif !

Je repars, un peu frustré de ne pas savoir mieux improviser, mais ravi de cette rencontre privilégiée qui s'est déroulée de très agréable façon. Je rejoins Tim, qui avec Jared Warren et Coady Willis sont chacun sur le net, et je les interromps seulement quelques instants, apprenant que le nouvel album de Porn avec Merzbow est en vente dans la salle, et que le prochain opus de Big Business sera finalisé après cette tournée et devrait sortir au printemps 2009. En attendant, vivement ce soir que je les retrouve sur scène !

 
In Free Structure – Inner Stories
Écrit par Winter - 01-09-2008
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In Free StructureInner Stories
Autoproduction
Death/Metalcore mâtiné néo.


Voilà un disque surprenant. Premier album des dijonnais de IFS après l’EP High Pressure Level, Inner Stories place la barre très haut pour un premier effort. D’entrée, réglons le problème de la production. Faite maison, elle est d’excellente facture. Chaque instru est bien distinct, rien à dire, du travail de quasi-pro. Non, ce qui surprend vraiment c’est l’inventivité déployée par ces gars là. On croit avoir affaire à un énième groupe de métalcore ? Eh bien perdu.
Si les parties death/core sont de bonnes factures, ce sont vraiment les breaks et les parties plus mélodiques qui font tout le piment de ce disque. A ce titre, on pourrait se rapprocher d’un certain esprit néo, comme nous le suggère la promo mais alors un neo plutôt burné à chercher plutôt du côté de Eths. Le chant partiellement en français renforce encore cette impression.
Encore plus surprenant, le fait que plus on avance dans le disque, plus la structure des morceaux gagnent en originalité. Là où la majorité des groupes posent en début d’album les meilleurs morceaux pour ne nous laisser que du remplissage pour la fin. IFS commence par un Under My Eyes finalement plutôt classique avant d’aller crescendo. Hostage est une pure tuerie, je vous le dis. Au jeu des comparaisons et des influences, j’y retrouve énormément DevilDriver pour le côté groove-metal ou du Gojira (Fight like you have to do) mais on peut déjà dire que IFS s’est trouvé un son à eux, bien gras et brutal comme il se doit mais pas dénué de subtilité notamment dans les passages plus calmes comme l’interlude Throught The Remains Of My Spirit. Toujours au rayon du professionnalisme, l’artwork du livret est franchement réussi.
Le seul point négatif de ce disque reste sa pochette, d’une laideur sans nom.
Sérieusement, un si bon disque dans un emballage si moche ? Dommage vraiment mais c’est secondaire face à la qualité générale de l’album. A l’issue de l’écoute d’Inner Stories, deux choses viennent à l’esprit : ça doit bien défourailler en live et vivement la suite.

http://www.myspace.com/infreestructure
 
The Dandy Warhols - Earth to the D.Warhols
Écrit par Seth Gecko - 30-07-2008

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The Dandy Warhols - Earth to the D.Warhols

Et quatre artistes de plus rejoignent le maquis. Les Dandy Warhols ont suivi depuis peu les Trent Reznor, Radiohead et autres Brian Jonestown Massacre. Les maisons de disque, c'est définitivement fini pour eux. En fin de contrat avec Capitol, les Dandy on monté leur propre label Beat the World sur lequel vient de sortir leur dernier album Earth to the Dandy Warhols. L'album n'est disponible qu'en téléchargement via leur web pour le moment mais une sortie cd devrait suivre (comme pour Reznor ou Radiohead quoi). Entre parenthèse, des mastodontes de l'industrie du disque envisagent de suivre le mouvement puisque Metallica, en fin de contrat, désire s'autoproduire désormais et cherche une nouvelle façon de diffuser sa musique... A suivre...

Revenons-en au DW 2008. La bande à Courtney Taylor-Taylor reste dans sa "space" période après le très péchu Odditorium or Warlords of Mars. On reste dans l'espace donc avec un son qui s'électrifie de plus en plus. Exit les folk songs, bonjour les instrus 80's synthétiques et les lasers. Les Dandy Warhols poursuivent leur voyage dans le temps et arrivent sereinement période Bowie meets the 80's. On devrait entendre du Tin Machine dans pas longtemps. Les effets de voix sont nombreux (trop?). Les Dandys expérimentent, goûtent à tout, touchent à tout. Et leur musique de surfer sur des vagues aussi diverses que la balade (And then i dreamt of yes ou Talk Radio) ou la joyeuse country sautillante (Love song). Je suis quand même un brin déçu de voir la bande à Courtney s'obstinait dans les sonorités electros et je pense à cet âge d'or, aujourd'hui révolu, lorsque des titres comme Nietzsche ou Bohemian like you égayaient de biens tristes journées.
Ne nous méprenons pas: Earth to... est un bien bel album et nul doute qu'il mérite une place de choix dans le toujours très labyrinthique rayon indépendant de votre disquaire. Oui mais voilà, notre brave corps expéditionnaire de l'espace semble avoir mis le pilote automatique depuis trois albums. J'attends quelque chose de plus roots pour mettre les points sur les i.

 
Ministry - C.U. LA Tour 2008
Écrit par Shinji - 07-07-2008

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Ministry - C.U. LA Tour 2008
Paris 15/06/2008

La tournée européenne d'adieu de Ministry, le "C.U. LA Tour" (see you later ?), coïncidant avec celle de son ennemi juré le Prezident of the US (plus pour longtemps), est passée par Paris pour deux dernières dates dans la capitale de l'hexagone. La deuxième à l'Elysée Montmartre sera d'ailleurs jouée à l'identique de celle au Bataclan, au grand dam de ceux qui avaient voulu faire les choses en grand et s'offrir un doublé final mémorable. Chronique d'une mort annoncée...

Une grille a été placée entre le groupe et le public, comme celle qu'on pouvait voir déjà dans la vidéo "In case you didn't feel like showing up" (1990). Punish Yourself aurait été à son affaire ; il avait même logiquement sa place comme première partie, sorte de relais officialisé, mais le groupe toulousain a été annulé au profit d'un groupe US peu excitant. C'est donc un nouveau morceau des Revolting Cocks - "I'm not gay" - qui fera vraiment monter la pression durant 6 minutes qui finiront par paraître interminables avant que les hostilités ne commencent.

La setlist qui démarre sur un burn out a prévéligié les derniers albums, c'est-à-dire la trilogie anti-George W ; ce sera une preuve supplémentaire que la grille en question n'est qu'un vieux reste de gimmicks visuels. C'est sans doute la présence - certes enthousiaste - de Tommy Victor (Prong) sur scène qui nous vaut ça, mais en vérité les spectateurs en majorité acquis à la cause ministérielle depuis très longtemps aurait préféré qu'on leur ressorte Paul Barker d'un gros paquet-cadeau enrubanné. Ce qui, je l'accorde, aurait juré quelque peu dans la déco grille-projections sur écran-ossements-et tout le toutim, mais au moins ils auraient été bien plus en joie. Un fait qui ne trompe pas, c'est que la salle exultera lors du rappel, le temps d'un voyage dans le temps fantastique (nom de Zeus !) à grands coups de "So what", "N.W.O.", "Just one Fix" et "Thieves" !

Mais bizarrement, certains albums resteront à la trappe, comme si certaines périodes n'avaient jamais existé. Un révisionnisme d'autant plus dommage qu'il manquait du même coup un aspect rétrospectif qui aurait sans doute été davantage apprécié avant de partir. Pour ceux qui néanmoins n'ont rien contre les titres qui ont été présentés à la place, l'énergie était bel et bien là... du moins musicalement. C'était une autre histoire conçernant Al Jourgensen ; affalé sur son pied de micro tribal, il faisait grand-peine à voir, Gainsbarre looké indus avec ses lunettes noires et son haut-de-forme. Au moins semblait-il avoir tout de même conscience du lieu où il se trouvait, à en croire les quelques "mumph... Paris" qu'il a placés tout au long du set. Le deuxième rappel inutile, une reprise téléphonée de "What a wonderful World", confirme que les meilleures choses ont une fin ; alors après tout, pourquoi ne pas mettre un terme à l'aventure par le biais de ce genre de cynisme. Bye fucker !

 
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