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Écrit par claypooles
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21-04-2008
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Incubus - Look Alive On a reproché beaucoup de choses à Incubus. Notamment d’avoir été des ersatz des Red Hot Chili Peppers (S.C.I.E.N.C.E.), puis de s’être transformés en un vulgaire boys band rock aux temps de Make Yourself, d’avoir fait du pseudo Pearl Jam à l’époque de A Crow Left Of The Murder (Brendan O’Brien oblige)…etc etc Tout groupe a ses détracteurs, et qu’on aime ou qu’on aime pas Brendon Boyd et sa bande il faut au moins leur reconnaître une qualité : ces mecs sont des bosseurs, et en termes de musique on a vu biiiiiiiiiieeeeennnnnnn pire qu’eux !Du coup on aborde en toute confiance ce nouveau DVD du groupe (le quatrième, déjà, ce qui traduit aussi une volonté de satisfaire les fans en en proposant le plus possible), et on a raison. Premièrement parce que le tracklisting n’est vraiment pas dégueu, faisant la part belle aux morceaux du dernier album en date, Light Grenades, et offrant même deux inédits : Punch Drunk et Look Alive. Pour ce qui est des chansons appartenant aux autres albums, l’intérêt ici est qu’elles sont encore plus retravaillées que les autres, ce qui donne lieu à des versions de Redefine et Nebula méconnaissables et plus proches de la mouvance actuelle du groupe, c’est-à-dire tournée vers des synthés/orgues plutôt que vers les anciennes platines qui font scratchos scratchos, et c’est tant mieux. Ensuite parce qu’on y voit de très belle images trahissant le fait que faire partie d’un groupe de rock qui marche c’est quand même la good life : visite guidée des geysers en Islande, ballade en 4x4 dans le désert de Dubaï, randonnée vélo à la cool dans les rues d’Israël, bidouillages de matos musical en tout genre, séances de dédicaces avec des groupies toujours loin d’être laides, j’en passe et des meilleures, même si cela permet aussi de constater que jouer de la gratte toute la journée ou presque mène parfois sur le billard. Le seul hic avec ces interludes c’est qu’ils sont systématiquement accompagnés d’une chanson de Incubus, ce qui ne serait évidemment pas choquant si la plupart de ces accompagnements ne correspondaient pas à des morceaux déjà proposés pour les séquences live, d’où parfois un petit côté répétitif sensiblement casse-bonbons. Cerise sur le sundae malgré tout, Look Alive s’accompagne d’un CD audio regroupant les instrumentaux utilisés pour l’intro et certains des interludes du DVD, ce qui multiplie énormément l’intérêt de l’engin, car mine de rien cela signifie pas moins d’une quinzaine de nouvelles compositions ou nouvelles versions de thèmes déjà connus. On en revient donc au côté bosseur de Boyd, Einziger et compagnie, et à leur éternelle envie de partager avec leur public, de lui « rendre » ce qu’il apporte au groupe depuis si longtemps, ce qui est toujours louable mais fait également que ce DVD s’adresse plutôt aux vrais aficionados de Incubus. DVD : 1. Rogues 2. Quicksand 3. Kiss To Send Us Off 4. Anna Molly 5. Redefine 6. Pistola 7. Love Hurts 8. Paper Shoes 9. Megalomaniac 10. Nebula 11. Earth To Bella Part 1 12. Sick Sad Little World 13. Oil and Water 14. Dig 15. Punch Drunk 16. Aqueous Transmission 17. Look Alive CD : 1. Pathogens Born of Wormy Interludes - 11:19 2. La La La Zoom Zoom Zoom - 3:10 3. Get Your Pants And GO! - 3:00 4. Beach Blanket Beatdown - 3:13 5. Midnight Swim - 1:53 6. Soft Sculpture - 3:57 7. Cloudeater - 4:04 8. Dance In A Triangle - 4:19 9. Here In My Room - 3:43 10. Hugs Not Drugs - 0:39 11. Golden - 5:15 12. Quicksand - 3:23 13. A Kiss To Send Us Off - 4:33 14. Look Alive - 4:17 15. Nebula - 3:56 16. Rogues - 3:56 17. Punch Drunk - 6:06 |
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Moon Prototype - Born Into This |
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Écrit par Winter
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16-04-2008
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Moon Prototype - Born Into This Mardi. 09h30. Rédaction d’EclipsHead. 3ème étage. Devant la machine à café. - Yo, Winter, bouge toi, j’ai besoin de toi. - Ah, euh, chef, si c’est pour mon article sur Hellblazer que je dois rendre depuis deux ans … - Laisse tomber, j’ai mieux pour toi. Qu’est-ce que tu dirais de me faire la chronique du nouvel EP d’un jeune talent prometteur, hein ? - Oh, merde, je la sentais venir celle-là. - Quoi ? - Non, rien, je suis en pleine période black métal alors ça va pas … - Tutututut - Chuis à peu près sûr que Seth est encore en train de draguer les secrétaires de la compta … - Allez, allez. - Nan, mais je vais pas être objectif, tu sais à quel point je t’apprécie, aie, serre pas, serre pas !! Shinji, alors ? Non ? Bon,…. Ah, heum, or donc, Born Into This. Alors que Dusty Lane est sur la rampe de lancement, Moon Prototype surprend son monde en nous expédiant une sacrée galette. Une semaine, un titre, une heure. Vous avez bien lu. Born Into This est la piste unique de cet EP. 61 minutes et 56 secondes pour être précis d’immersion totale dans l’univers de MP. La piste démarre par une rythmique indus minimaliste, tendance sonar, lancinante, hypnotique et voilà que la voix de Georges (l’homme le moins classe du monde) nous rappelle à l’ordre. Fini de dormir. L’apocalypse est en route. Trip-hop bondissant, riffs assassins, discours samplés, boucles sans fins. C’est du MP, vous ne serez pas déçu. Par contre, si vous en êtes resté à Melanclimax, ça va vous faire bizarre. On est très clairement passé à la vitesse supérieure. Tout, je dis bien tout contribue à vous immerger, vous noyer, vous happer dans le voyage concocté par MP. Si l’ensemble nécessite plusieurs écoutes, voire de nombreuses écoutes pour commencer à appréhender toute la richesse du morceau, on ressent paradoxalement une certaine urgence dans le propos. Une semaine, un morceau. Tout est là. Cet EP respire la spontanéité. Je suis certain qu’un tel résultat n’aurait pu être obtenu dans le cadre d’une composition classique d’album. Oh, bien sûr, les 61 minutes est 56 secondes auraient pu être décomposées en différents mouvements mais l’ensemble y aurait, je pense, beaucoup perdu. Une multitude d’influences musicales se livrent batailles mais l’inspiration principale reste l’état de ce monde. State of the Union pourrait-on dire. Pas de paroles, juste des samples de discours : GW Bush, Collin Powell, et d’autres va-t-en guerre qui marquent les changements de rythme au sein de la piste. Politique MP ? Je ne crois pas. Citoyen attentif au monde qui l’entoure ? Définitivement. Le sample final n’étant autre que le I Have A Dream de Martin Luther King. Fidèle à ses idées, MP distribue librement cet EP et vous gâtes. En sus du son, vous obtiendrez un superbe artwork composé de clichés signés Sylvain B. (aka NoMorgan) et de wallpapers pour égayer vos écrans. Alors, à ceux qui me taxerait de subjectivité, je ne dirais qu’une chose : écoutez-moi ça. Myspace www.moonprototype.com
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Écrit par Shinji
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14-04-2008
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Bokor - Interview Il ne faut pas se fier à la tête de mort mise en avant sur la pochette d'Anomia 1. Car dans l'écurie d'une petite maison de disques italienne - composée de groupes métal plus clichés les uns que les autres - se cache une pépite qu'il serait dommage de ne pas extraire des minéraux. Ceux qui recherchent des passages musicaux énervés et des cris ne seront pas lésés ; quant aux autres, ils se pencheront sans doute davantage sur les ambiances savamment mises en place. Bokor est en fait composé de musiciens forts d'une longue expérience et qui, après divers projets restés anonymes, connaitront espérons-le enfin un succès mérité. Ce n'est certainement pas innocent si Tool est si souvent utilisé comme référence dans les critiques de leur premier album. J'avais donc évidemment envie d'en savoir un peu plus sur ce groupe ; le chanteur Lars Carlberg a justement volontiers accepté de répondre à mes quelques questions. Pour commencer, je vous laisse présenter Bokor. Et bien, nous sommes de Norrköping, en Suède. Notre premier album "Anomia 1" est sorti en janvier 2007 chez Scarlet Records, et les choses se passent plutôt bien pour nous. Nous avons trouvé l'inspiration chez des groupes comme Tool, System of a Down, Porcupine Tree, Rush, Pink Floyd, Soundgarden parmi d'autres, mais il a toujours été dit qu'il était assez difficile de définir notre son ou de nous classer. Un autre album est en train de se faire, qui devrait sortir cette année… Vous avez vous-même chanté dans quelques groupes pop, parmi d'autres projets ; comment vous et les autres membres de Bokor avez-vous rejoint le groupe ? Pour ma part, j'ai grandi en écoutant du rock, du hard rock, du métal et toutes sortes de pop… Les premiers groupes dont j'ai fait partie étaient tous très axés métal, dans la veine de Rainbow et Dio, puis au début des années 90 il s'agissait plus de projets thrash et métal industriel. Thomas [guitariste] et moi étions par exemple dans un groupe métal qui a sorti une démo autour de 1993… Mais je me suis alors intéressé à d'autres styles de musique, écoutant Mike Oldfield, Tori Amos, Queen et beaucoup d'autres. J'ai également pas mal travaillé mon chant, en m'exerçant aux comédies musicales (même si je n'ai jamais joué dans l'une d'elles) et en étant professeur de chant. A la base, tous les membres de Bokor sont des amis et de grands musiciens en même temps, et malgré quelques changements au sein du groupe, les affinités constantes ont préservé un environment créatif. Vous semblez tous apprécier de nombreux styles musicaux, du rock 70's au black metal, mais c'est le prog-rock et le stoner qui viennent en premier à l'esprit en écoutant Bokor. Cela est-il venu tout seul, ou a-t-il fallu du temps pour trouver le "son Bokor" ? Au moment où Bokor a commencé, Thomas était en effet à fond dans le stoner avec plusieurs groupes dans ce style. Mais je pense qu'il a fini par se sentir un peu à l'étroit, et il avait besoin de sortir de ça pour mieux exprimer sa créativité. Bokor était déjà formé quand je les ai rejoints, donc tout ce que j'ai eu à faire a été de ressentir les vibrations qui se dégageaient des chansons et de faire ma part, ce qui je pense est valable pour nous tous. Chacun d'entre nous a eu des périodes voire de grands moments dédiés au progressif, donc cela nous a paru très naturel d'étendre un peu les structures des titres. Les chansons sont issues de parties de guitare proposées par Thomas ; est-ce un long processus avant que vous soyez tous satisfaits du résultat final ? La composition pour Bokor prend du temps, il n'y a aucun doute là-dessus. Nous aimons revenir encore et encore sur des parties, reprendre des éléments et les affiner. Au sujet des paroles, cela n'a-t-il pas été difficile de mêler vos goûts pour la littérature - classique mais aussi pour des auteurs comme Neil Gaiman - avec ceux de Thomas, qui ont ici un rapport prononcé avec le vodou ? [comme c'est le cas par exemple jusque dans le nom du groupe] Hmm… non. Dans ce groupe, je pense qu'il y a en quelque sorte une compétitivité créatrice très saine, du fait qu'il y règne une bonne ambiance. D'une certaine manière, depuis le tout début il était clair que nous rejoignions ce groupe avec l'idée de dépasser nos propres limites… mais aussi de nous impressionner les uns les autres avec tout ce que nous avions à proposer et à apporter. Nous ne voulons pas faire de la musique compliquée juste histoire de dire qu'elle l'est… Personnellement, je déteste écouter de la musique complexe quand des musiciens veulent seulement épater la galerie. C'est une chose de jouer de la musique compliquée, mais c'est plus difficile de faire en sorte que cela rende bien… On peut dire la même chose des paroles, je pense. D'où vous vient votre intérêt pour la Première Guerre Mondiale, présente dans le texte de "Migrating" ? Etes-vous un passionné d'Histoire ? Absolument, l'Histoire est entre autres pour moi un grand centre d'intérêt, comme pour d'autres aussi dans le groupe. La Première Guerre Mondiale a toujours représenté quelque chose de spécial pour moi… il s'agit d'armées qui ont combattu dans les dernières batailles "médiévales", avec les notions d'honneur, de fierté et toutes ces vieilles considérations, et elles se sont soudainement retrouvées embourbées dans une longue guerre industrialisée et très technologique. On parle très souvent de la Seconde Guerre Mondiale, mais il y a une tendance à oublier à quel point celle qui l'a précédée a eu de l'importance dans tout le développement du siècle dernier, et a ouvert la voie à tout ce qui a suivi. Quelles sont vos autres sources d'inspiration ? En ce qui me concerne c'est la psychologie, en particulier neurologique et socio-cognitive. Je sais qu'il y a énormément de personnes qui sont fascinées par la parapsychologie, les fantômes, les esprits, des choses comme ça. Je pense que c'est vraiment cool aussi, mais selon moi le plus grand des mystères et l'ultime question est comment sur Terre l'activité électrochimique dans les cellules neurales peuvent aboutir à la conscience, à l'intelligence, au comportement social, aux émotions et aux sentiments. Le cerveau est quelque chose de si merveilleux ; de tout ce que nous connaissons à présent, c'est ce qu'il y a de plus complexe dans l'univers. Comment fonctionne-t-il, comment a-t-il évolué ? Comment sommes-nous partis des connections neurales pour aboutir à la culture humaine si complexe ? J'ai lu dans une interview que le groupe était fatigué du business musical. Je suppose que vos expériences vous ont appris les choses à faire ou à éviter ? Pensez-vous qu'Internet peut faire la différence sur la façon dont les groupes peuvent être connus ? Oui… Internet est une très bonne chose pour faire émerger de la musique. Mais à un certain niveau il y a toujours la nécessité d'utiliser d'autres médias comme les magazines, la télévision, les maisons de disques, les agences artistiques... toutes les personnes qui se vouent à la musique et sont suffisamment intéressés pour faire la promotion de ce qu'ils apprécient. Les groupes qui font dans l'auto-promo ont à mon avis toujours un petit côté aigri, tout du moins actuellement. Ce qui est bien avec le public métal, c'est qu'ils soutiennent les musiciens en achetant les albums, peut-être parce qu'ils ont conscience de tout ce que cela nécessite pour obtenir un bon album. Ce qui est même un peu effrayant, c'est que vous voulez que quelqu'un à l'autre bout du monde casque pour un bout de plastique avec votre musique dessus. Cependant, nous ne vendons pas assez d'albums pour couvrir pleinement notre consommation en drogues, alors si vous voulez nous faire plaisir, veuillez acheter "Anomia 1" et le prochain album. A quoi cela sert-il d'être une rock star si vous n'avez pas les moyens de vivre comme tel ? A quoi pouvons-nous nous attendre pour la suite ? Resterez-vous dans une continuité à "Anomia 1", ou irez-vous plus loin, peut-être dans une direction différente ? Oui… je pense que les prochaines compositions iront plus loin en tout. Nous avons eu des mois bien remplis à améliorer nos chansons et à en répéter de nouvelles. Il n'y a pas de grand changement en ce qui concerne le style de notre musique, il s'agit plus de développement et de peaufinage. Ceci dit, je trouve que nos nouveaux morceaux sont épatants, et je suis vraiment fier d'être dans ce groupe. Que souhaitez-vous après de tels "débuts" ? Une tournée est-elle prévue en Europe ? Nous l'espérons tant ! Nous voulons faire de nombreux concerts à l'avenir, surtout après le prochain album. Mais nous ne voulons rien précipiter… Merci pour cette interview. Je vous laisse le dernier mot : Merci à vous. C'est toujours super d'avoir la chance de pouvoir parler de ce que nous faisons. Et nous espérons aussi que notre second album sortira bientôt, alors ne nous perdez pas de vue ! http://www.myspace.com/bokorband |
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The Brian Jonestown Massacre - My Bloody Underground |
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Écrit par Seth Gecko
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12-04-2008
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The Brian Jonestown Massacre - My Bloody Underground Newcombe est en colère. Fuck Amy Wine House. Fuck George W. Fuck you. Fuck Me. Fuck everything, everyone. Rien de grave, il est comme ça de naissance. Born to be wild. A contre-courant, underground, clandestin, sous-terrain. Newcombe a toujours refusé toute signature sur une major. L'art pour l'art, la musique pour la musique. Juste pour le plaisir. Newcombe veut jouer pour les autres, sans intermédiaires. Pour sûr que "l'innovation révolutionnaire" de Radiohead, ça a du bien le faire marrer. Un album sur internet? Waouh... Les albums - tous les albums - du Brian Jonestown Massacre sont en téléchargement gratuit sur le web du groupe (actuellement en reconstruction, dommage) et je dis bien gratuit, pas téléchargeable moyennant l'offrande que vous désirez... Alors forcément, il a un petit peu les boules Anton... Parce que bien sûr, on ne parle que de Radiohead... parce que bien sûr, Courtney Taylor-Taylor ou Jack White le vénèrent et qu'ils sont dans la lumière et lui dans l'ombre... Mais bon, il l'a cherché et il l'assume pleinement maintenant. My bloody undergound, nouvel album du groupe, ne remettra pas les pendules à l'heure, bien trop psyché et shoegaze pour s'écouler à des millions d'exemplaires mais bon, il n'empêche que c'est un putain d'album. Un album qui sonne comme du Velvet Underground désespéré (c'est dire), un album que des journalistes fans des chiffres et des lettres décrivent comme la rencontre de My bloody Valentine et du Velvet Underground. Vive les cours de cryptologie du soir. Anton remet les pendules à l'heure: Fuck My Bloody Valentine and Fuck the Velvet Underground. Avant lui, très peu, après lui, plus rien. Irrité, le verbe facile, déviant, irascible, Newcombe est un odieux personnage en interview, toujours à contre-pied, toujours à s'emporter, à s'enflammer. D'où les critiques, en général, assassines. Personnage unique dans la scène indé internationale, Newcombe est une figure quasi christique, un artiste voué à devenir mythologique, en bien comme en mal. Quelqu'un que l'on adore détester. Musicalement, le Brian Jonestown Massacre n'aura rien inventé de nouveau mais il aura touché à tout à la perfection. Newcombe, maintenant qu'il est devenu à la mode de balancer son travail en téléchargement sur le web, a eu l'idée de plus pour reprendre la main. Conscient de ne pas être une priorité pour les chaînes musicales qui diffusent des clips et lucide quant aux difficultés d'un label indé de mettre sur le marché un dvd de vidéos, Newcombe a décidé de diffuser via Youtube une vague de 12 clips, un pour chaque titre de l'album. Je vous ai mis les liens ci-dessous. A travers ces douze clips faits-maison, on découvre une nouvelle facette du talent hors-norme d'Anton. A découvrir en priorité celui de We are the niggers of the world. Bon visionnage. 01. Bring me the head of Paul Mc Cartney on Heather Mill's wooden peg (Dropping bombs on the White House) 02. Infinite wisdom tooth / My last night in bed with you 03. Who fucking pissed in my well? 04. We are the niggers of the world 05. Who cares why...? 06. Yeah -Yeah 07. Golden frost 08. Just like kicking Jesus 09. Ljosmyndir 10. Automatic faggot for the people 11. Darkwave driver / Big drill car 12. Monkey Powder 13. Black Hole Symphony |
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The Raconteurs - Consolers of the lonely |
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Écrit par Seth Gecko
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08-04-2008
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The Raconteurs - Consolers of the lonely Bla bla bla mp3 bla blablabla téléchargement bla bla bla la musique se meurt. On a assez dit ces derniers temps sur le sujet dans ces colonnes et/ou ailleurs. Et pourtant The Raconteurs, joyeux side-project de Jack White en passe de devenir projet number one si Meg ne remonte pas la pente, apporte un peu d'eau au moulin rouillée de l'industrie. En effet, le groupe a annoncé la sortie d'un second album une semaine avant sa sortie (le 25/03) comme ça, pouf pouf! Pas de communication, pas de pubs, pas de promos, juste du son et le verdict des fans avant toute chose. Un nouveau pas est franchi dans le cruel monde de l'anticommercial. Et que dire de ce nouvel opus? Qu'il est bon, très bon, que Jack White, s'il avait le temps, pourrait sortir un album par mois. Plus que l'art d'accommoder les sons, ce type-là a l'art de composer des tubes. C'est bien simple, à l'écoute d'un album des W.Stripes ou des Raconteurs, on tombe dans le premier piège "Mince, je la connais cette chanson, c'est une reprise sans doute!". Et bien non! Mais Jack a l'incroyable talent de rendre ses chansons si personnelles, si entêtantes, qu'on a l'impression de déja les avoir entendues mille fois. Rien de bien péjoratif, il ne faut pas prendre cette remarque comme un reproche, comme si le son du White était de l'infâme soupe "déja-vu". Jack White est un catalogue à riffs dévastateurs, voilà tout. Pas mécontent d'avoir donné au monde l'un des plus grands hymnes rock des trente dernières années, Seven Nation Army, repris jusque dans les stades de foot, il continue son exploration du son des seventies, des sixties, du sud des States, de la bluegrass, du roots, du blues, du rock'n'roll. Consolers of the lonely commence comme il se doit, pied au plancher avec des grosses guitares qui s'étirent en riffs distordus et un peu crades, comme pour mieux se racler le fond des cordes pour les morceaux suivants. Qu'est-ce que c'est bon de pouvoir écouter de la musique irréfléchie, faite juste pour le plaisir des notes et du son, sans prise de tête, sans fioritures, sans branlette, sans faire le poseur. Jack White est l'anti Pete Doherty. Dans cet album coule la sève mère de l'authenticité, White est un poète rock dans la lignée des géants prédécesseurs, entendez des Morrison, des Cash, des Guy Béart. Lassé par le rouge et blanc, White est en fait un rocker du noir et blanc, de l'instantané, un artiste rétro mais qui sait tisser sa musique pour en faire autre chose que du revival. On ne le dit peut être pas assez souvent mais on tient là le musicien le plus essentiel depuis Cobain. |
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