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Iggy Pop - Préliminaires Lorsque l'on est passionné de musique, on a des fantasmes, des envies. Voir un tel ou un tel chanter ou jouer avec un autre. Imaginer un live ici ou là dans des conditions x. L'Histoire de la musique est pleine de rencontres improbables entre des musiciens opposés, au niveau du style et des envies. Elle regorge aussi de lives filmés dans des cadres hallucinants. Le maître des lieux voudrait que je cite ici le live des Floyd à Pompéi, live joué devant 0 spectateurs. Les Préliminaires d'Iggy Pop, puisque c'est de cet album dont je dois parler avant tout, fait partie de ces mystérieuses connexions et assemblages du destin. Iggy Pop en mode crooner. Iggy Pop qui chante des standards de la chanson française. Bon alors, on a toujours eu des reprises plus ou moins improbables ici ou là: Tori Amos qui s'essaie à Slayer dans le genre Grand Huit et Avril Lavigne à Fuel de Metallica dans un registre plus tragi-comique. Iggy Pop, qui vient pourtant de réaliser l'incroyable prouesse de reformer les Stooges, a subitement des envies de douceurs, lui l'iguane au corps de latex qui vient de passer les 40 dernières années à hurler, se tortiller, convulser, restant le seul et unique fer de lance du rock'n'roll, un fer de lance encore rougi par la forge de Satan lui-même. Iggy Pop pose se voix donc, égraine des syllabes maladroites, touchantes. Il joue le crooner nostalgique, un brin pervers avec cette voix si caractéristique. On pense à Tom Waits, à Johnny Cash, à Calvin Russel. Alors bien sûr, les grenouilles de bénitier et les mauvaises langues vont dire que la bête est mourante, qu'elle s'assagit enfin, que la mise à mort est imminente. Plus qu'un changement de style, Iggy Pop aborde ici une nouvelle facette de son immense talent. Iggy Pop ne suit pas la mode, Iggy Pop ne réinvente pas la musique. Il est la musique. Et après ces quelques Préliminaires, I wanna be your dog again!!!
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