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Pearl Jam - Backspacer
Écrit par Seth Gecko - 24-09-2009

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Pearl Jam - Backspacer

Faites une liste des dits "gros groupes", j'entends par là les groupes capables de remplir des stades, de vendre des camion-bennes de disques (au passage bravo à l'exception culturelle française illustrée par la loi Hadopi II...) et dont les fans sont légions. On a donc une sorte de top ten qui va plus ou moins de Metallica à Depeche Mode en passant par les Red Hot, U2, ACDC, Radiohead, Pearl Jam. On garde le trio des engagés U2, Radiohead et Pearl Jam. On expulse U2 du podium pour son intégrité quelque peu polémique (Bono fait lutter contre la faim dans le monde mais est en procès avec le gouvernement irlandais à cause de ses impôts...). Il nous reste Radiohead et Pearl Jam, sans doute les deux groupes les plus emblématiques et influents des années 90. Deux groupes à la pointe du son, en première ligne de tous les combats: anti-Bush, alter-mondialiste, défendant la planète. Des gars biens.

Pearl Jam vient de nous livrer son dernier album, le neuvième opus, dénommé Backspacer. Un album digne et fidèle héritier du son créé par la génération de Seattle des 90's. Backspacer est un album frontal, peut-être et sans doute moins inspiré ou habité que certains efforts précédents, mais qui fait un bien fou, qui a l'odeur d'un nettoyage de printemps. Gonna see my friend est un titre qui envoie, directement, un rock garage efficace qui n'est pas sans rappeler les Queens of the Stone Age. Tous les morceaux du nouvel album sont composés avec cet état d'esprit, qu'ils s'agissent de titres rock ou de balades. Backspacer est un album court (moins de 40 minutes) avec des morceaux oscillant entre les 2 minutes 30 et les 3 minutes et quelques. C'est bon d'écouter un groupe de cette taille ne pas se prendre la tête, calculer, tergiverser. Got some est dans cette ligne de mire. A la première écoute, on hoche la tête imperceptiblement puis plus franchement à la seconde écoute: Backspacer est un album aux titres accrocheurs, futurs créateurs d'ondes sismiques dans les fosses de concerts. The Fixer, troisième morceau, premier single, respire aussi la garage attitude avec son refrain en yeah yeah. Idem pour Johnny Guitar. Puis vient le cinquième morceau, épicentre calme et posé avec la voix veloutée de Vedder façon Betterman. Ce répit s'appelle... Just Breathe. Amongst the waves et Unthought Known ne nous feront pas chevaucher les murs de son du début de l'album mais même si le rythme décroit, on se laisse porter par le maître de cérémonie. Nouveau coup d'accélérateur avec Supersonic et les poils de se redresser. Speed of Sound puis Force of nature concluent, une ballade et un dernier gros riff. Merci les gars et à très vite!

 
 


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