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L'imaginarium du Dr Parnassus
Écrit par Seth Gecko - 01-12-2009

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L'imaginarium du Dr Parnassus

Je sors d'une période de ma vie onirique, guillerette et décalée. D'un hymne au sperme en passant par un lapin féroce, j'ai passé en revue l'œuvre des Monty Pythons. Cela faisait bien longtemps que j'avais pas vu un pareil mélange d'inventivité, d'humour, de créativité tant sur le plan de la langue (jeux de mots, rimes...) que sur la forme (décors, effets visuels...). Et de cette période guillerette, onirique et décalée, j'ai basculé dans un semblant de période désabusée, un peu blasé le Seth quoi. Cherchant, fouillant dans l'actualité la plus récente pour trouver un semblant de référence, une inspiration, quelque chose qui fasse écho, évoque ou suggère les Monty Pythons. Mais que dalle. La tête a été tranchée à la base du cou.

Il a fallu que l'un d'eux, le seul à vraiment rester actif, sorte de sa léthargie. Mes amis, et je pèse mes mots, Sir Terry Gilliam est de retour. Pas un petit retour hein. Un bon gros retour des familles. Avec L'Imaginarium du Docteur Parnassus, Gilliam atteint la démesure, la folie et le grandiose des Aventures du Baron de Munchausen et de Brazil. Il revient à la plus pure veine pythonnienne avec galeries de persos freaks, comédies musicales loufoques, scénario nawak. Ce film est un hommage à la fantaisie, à l'imaginaire, un hymne à la création en cette période triste et désespérée du remake et de la suite à outrance, du réchauffé et du librement adapté. Gilliam peint un monde poétique et trash et fait se côtoyer top model rosbeef au physique quasi extra-terrestre et décors sous LSD. C'est coloré, gai, inventif, on en prend pleins les yeux pendant deux heures pris par la main par des acteurs en état de grâce de Plummer à Tom Waits (génial monsieur 666 à la voix de fin des temps) en passant par un Heath Ledger dans un rôle décalé et sur le fil du rasoir pas si éloigné que ça de son admirable Joker. Ledger donc, parti trop tôt et au beau milieu du projet comme chacun sait, mais cette fois, Gilliam ne s'est pas laissé submergé par l'adversité et la fatalité. A l'image de Parnassus, il avait un pari à gagner. Un pari à gagner contre la vie et la mort: finir la film sans Heath et surtout pour Heath. Jude Law, Johnny Depp et Colin Farrell reprennent les rênes pendant trois tableaux différents, avec poésie pour Depp, décalage pour Law et frénésie pour Farrell.

Sonnez trompettes, hauts les coeurs, sir Gilliam est de retour et tellement de bonne humeur que le projet Quichotte est de nouveau sur les rails. Hâte j'ai!

 
 


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