Écrit par Seth Gecko
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08-11-2007
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When the Levees Broke : A Requiem in Four Acts J'ai longtemps hésité avant d'écrire cet article. Premièrement parce que j'avais peur de vous lasser avec mon anti-américanisme primaire. Deuxièmement parce que j'ai souvent été déçu par Spike ces dernières années. Le voir se lancer dans un doc sur l'ouragan Katrina me réjouissait autant que cela me faisait peur parce que forcément, son propos allait être 100% unilatéral sur la cause des afroaméricains. Sortant d'un récent Michael Moore qui avait montré les limites du parti pris, j'avais de sérieux doutes sur When the Levees Broke: A Requiem in Four Acts. Spike Lee est aujourd'hui un auteur en colère. Une colère super size. Parce que l'administration Bush a commis avec les habitants de la Nouvelle Orléans ni plus ni moins qu'un véritable crime contre l'humanité. Parce qu'il a été fait en tout état de cause le choix de sauver les étrangers, les blancs et de laisser croupir les noirs et les miséreux dans les eaux nauséabondes. Lee monte son doc comme une tragédie grecque, comme un film de guerre. On a d'ailleurs par moments, au fil des séquences, l'impression de voir certains longs métrages d'après-guerre type De Nuremberg à Nuremberg ou les récents Ils ont filmé la guerre en couleur. Parce que la Louisiane ressemblait à peu près à ça: des villes en état de siège. Une région entière coupée du monde, abandonnée par tout ce qui fait nos grandes civilisations si enviées: pas d'eau, pas d'électricité, pas de secours. Un état aux abonnés absents. Car Bush a la capacité de réaction d'un lémurien paraplégique quand il faut secourir les siens. Il est bien plus prompt à envoyer sa jeunesse et ses néo-immigrés naturalisés se faire déssouder dans des déserts à des milliers de kilomètres de chez eux. Spike Lee réalise un doc essentiel car il ne faut pas laisser ce genre d'événements sous silence. Il ne faut pas passer sous silence le fait que les Etats-Unis ont refusé à cette occasion l'aide médicale de Cuba, pourtant bien plus apte à intervenir dans ce cas de tragédie. Et dire que les ouragans risquent d'être de plus en plus fréquents à l'avenir, et de plus en plus violents. Il faut juste espérer qu'il n'en soit pas de même avec la connerie des présidents américains. Ou alors il faudra cloner Lee Harvey.
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