Covenant - Skyshaper C'est officiel. Nous venons de tomber sur l'album qui vous fera tour à tour bouger votre corps et vous plonger dans un autre monde. Un peu d'electro dans Eclipshead, avec Skyshaper, le nouvel opus de Covenant. Attention Covenant avec un "C" et pas un "K", sinon on ne parle pas de la même chose. Les trois suédois débutent leur épopée musicale en 1986, du temps de Front 242 où l'Electro Body Music (EBM) et Depeche Mode tonnaient à leurs oreilles. Aujourd'hui, forts de leur maturité, ils nous livrent un CD actuel et diversifié sans être incohérent avec toujours cette voix envoutante à mi-chemin entre David Bowie et Dave Gahan. Skyshaper nous offre un éventail d'émotions remarquables pour de l'electro. On traverse le rêve digital de Covenant en alternant entre transe, nostalgie, euphorie, poésie et sensualité. Le bal s'ouvre sur le premier single de l'opus "Ritual Noise", morceau aérien et extatique. Le chant, pur et franc, nous emporte dans le rythme hypnotique. Enchainement sur "Pulse" qui est un titre à bouger frénétiquement sur un dance floor, ambiance à la Luke Slater, époque "Alright On Top", pour l'accent synthétique 80's. Et on glisse à présent vers une touche plus mélancolique, voire naïve, avec "Happy Man" où on croise l'influence Bowie et la ressemblance avec Morthem Vlade Art. Le lien se fait parfaitement avec "Brave New World" où on retrouve les bits electro plus dansant sans quitter le ton pessimiste du morceau précédent. "The Men" nous emporte alors dans une atmosphère planante avant que "Sweet and Salty" nous invite en soirée Hard Tech, dans un tempo électrisant et hautement sexué. Puis, le charisme sensuel de "Greater than the Sun" nous enserre délicatement, les vagues du chant murmuré et légèrement rauque répondant doucement au rythme calme et voluptueux. Et "20 hz", futuriste et synchronisé, poursuit dans la lignée. "Spindrift" assoit l'esthétique générale de l'album dans la transe, la classe et la dynamique charnelle de Covenant, comme une initiation chamanique dans le mouvement frénétique du corps. La conclusion se fait sur "The World is Growing Loud", un hymne doux, à la Depeche Mode, qui crée la passerelle vers notre réalité nous redéposant sur Terre. Skyshaper est rondement mené et tout en nuances. Que voilà une bien belle production électronique, travaillée et assurée, comme on les aime!
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