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Omar Rodriguez-Lopez - Se Dice Bisonte, No Bufalo |
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Écrit par claypooles
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10-11-2007
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Omar Rodriguez-Lopez - Se Dice Bisonte, No Bufalo La vie est injuste ! Alors que certaines personnes ont du mal à faire deux choses constructives dans la même journée, d’autres enchaînent sans même y prêter attention des œuvres qui pour sûr resteront, qui marqueront. Prenez Omar Rodriguez-Lopez par exemple : non content d’avoir participé en tant que compositeur et guitariste surdoué (entre autres) à l’un des groupes cultes des années 1990/2000 (At The Drive-In), il écrit depuis 2002 avec son compère de toujours Cedric Bixler-Zavala le renouveau du prog-rock de haut niveau au sein de The Mars Volta. Et comme si ce n’était pas assez de mettre sur pieds des morceaux ultra alambiqués de 10 minutes et plus qui portent des titres qui rendraient fou Laurent Romejko, le tout bien sûr avec une rythmique on ne peut plus complexe, notre ami chevelu de service se paie le luxe d’avoir un projet solo dont il compose et enregistre les opus en même temps que ceux de TMV! The Omar Rodriguez-Lopez Quintet donc, qui est également The Omar Rodriguez-Lopez Group selon la présence ou non au chant de l’éternel second chevelu de service, le Cedric suscité, et c’est une nouveauté car le premier album, Omar Rodriguez, était tout ce qu’il y a de plus instrumental. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la présence ici d’un lineup commun avec celui de TMV (Juan Alderete, Marcel Rodriguez-Lopez, Adrián Terrazas-González et Thomas Pridgen assurant respectivement basse, percussions, cuivres et batterie) ne signifie pas qu’on ait affaire ici à un TMV bis, car il s’agit bien là de free jazz pur et dur, et toute proportions gardées la musique de ce quintet est aussi éloignée de The Mars Volta que celle de The Mars Volta est éloignée de celle de At The Drive-In. Et après une double intro instru (The Lukewarm et Luxury of Infancy) on plonge dans le vif du sujet avec Rapid Fire Tollbooth, morceau déjà joué régulièrement lors des concerts de The Mars Volta, et tout de suite on se rend compte que l’ajout du chant, même s’il n’est finalement présent en tout et pour tout que sur trois titres, donne l’impression globale que ce deuxième album est plus organisé, plus construit, moins chaotique que son prédécesseur. Bien entendu la comparaison est rendue difficile par le fait que, bien que les deux albums aient la même durée, Se Dice Bisonte, No Bufalo propose 10 titres là où Omar Rodriguez n’en offre que cinq, mais ce sentiment est renforcé par des soli réservés ici exclusivement à la guitare (Lurking About In A Cold Sweat (Held Together By Venom)) tandis qu’auparavant les cuivres s’en mêlaient allégrement. On s’éloigne donc du free jazz « hardcore » pour intégrer un free jazz plus rock’n’roll qui n’en est pas moins intéressant car il construit des atmosphères, tantôt inquiétantes et furtives (Thermometer Drinking The Business Of Turnstiles) ou encore torturées et expérimentales (If Gravity Lulls, I Can Hear The World Pant), et va jusqu’à lorgner vers un world-funk épileptique le temps d’un trop court (pour une fois) Boiling Death Requests A Body To Rest Its Head On. On finira quand même, à l’occasion d’un La Tirania de la Tradicion final, par retrouver une lointaine réminiscence jazzy de Amputechture, lien entre les différentes personnalités musicales de ce génial chef d’orchestre qu’est Omar Alfredo Rodriguez-Lopez et qui nous fait comprendre que plus qu’un disque à écouter, il s’agit surtout ici de découvrir, au sens fort du terme, un véritable artiste. www.myspace.com/omarrodriguezlopezmusic
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