Il fait froid. Le soleil ne brille que jusqu'à 17h30, si on a la chance de voir le soleil. Alors, pour se réchauffer, on fête Halloween. On oublie les rayons de soleil absents en regardant la lune, pleine, et en allumant les bougies dans les citrouilles sculptées. On joue à se faire peur, un peu, pour se sentir vivre. On rend hommage aux morts pour ne pas oublier que notre passé nous sert de guide et pour se souvenir du bonheur que l'on a eu et que l'on continue à cultiver. Il fait froid, mais ce n'est pas une fatalité. On se raconte des histoires de fantômes et de vampires, pour de délicieux frissons. L'hiver approche. C'est le moment pour retrouver des activités en intérieur. Lire, partager. Ecouter de la musique, au chaud, partager. Voir des films (d'horreur), partager. Ce numéro d'Eclipshead n'est pas exclusivement consacré à Halloween, mais on en parle un peu, quand même. Cette célébration est peu suivie en dans notre coin de l?Europe. Mais on peut apprendre à la connaître et à l'apprécier. Elle est pleine de légendes et de vie. L'esprit fantastique qu'elle transporte est riche et infini. Les croyances et les peurs communes persistent. Autant s'y confronter sans nous craindre nous-même. Ce mois-ci, Deftones nous gratifie d'un superbe nouvel album. Allons à sa rencontre. Tout comme Nosfell, toujours aussi décalés. Pan est présent et il arpente son labyrinthe, alors que les Maîtres de l'horreur nous content leurs fables lugubres. Bradbury a écrit un historique ludique d'Halloween et nous vous le présentons. Des vampires mordent et mordent encore dans leur club privé. Et d'autres artistes les accompagnent dans cette sarabande de couleurs, de mots, de mélodies et d'images.