Sa silhouette filiforme fut autrefois humaine, Arpentant sans fin les étroits corridors dessinés D’un temple que des croyants avaient su élever Sur les cendres d’ hostilités alors herculéennes.
Revenant méprisant ses anciens contemporains, Aigri comme il ne le fut jamais dans la vie, Il les observe derrière son masque, hautain, Ses petits épigones qui l’ont forcément trahis.
Leurs actions résonnent plus dans son esprit Que sur les pierres qu’ils défigurent, étourdis; Dans cette marche incessante de l’ érosion, Qui épargne pourtant les guerres de succession.
Ils protègent l’édifice des éléments menaçants, Prient des divinités antiques dans cet errement, Engendré par la disparition de leur patriarche, Idéalisant ainsi leurs ancêtres de la sainte Arche.