| Ecrit par Luphenz, 01-11-2007 03:55 |
Tout d’abord, un grand merci à vous d’avoir accepté cette interview dans l’auberge du Froid Cancrelat. Je sais que vous êtes de plus en plus sollicité par les grands médias. Merci à vous, Comte. C’est un grand honneur pour moi d’avoir pu rencontrer vos zombis en peluche. Pour commencer, comment vous présenteriez-vous ? Comment qualifieriez-vous votre travail ? Je suis un artiste multicarte et engagé, membre de la société des abonnés absents. J’ai été condamné pour viol en 1995, ce qui me donne un côté subversif. J’aime sortir des sentiers rebattus. Il est vrai que vous êtes un artiste sans compromis, prêt à entrer en rébellion contre la société bien pensante. Votre dernier film, « La Lèpre » en est le meilleur exemple. J’ai beaucoup aimé le passage sur les hôpitaux psychiatriques pour étrangers. Convaincre les non-nationaux par des électrochocs qu’il faut avoir une case en moins pour venir chez nous est brillant. Vous êtes sans doute un peu visionnaire. Il faut savoir parler de tous les sujets sans tabous. J’avais déjà initié cette démarche courageuse dans « Sarko contre Godzilla », mon premier film décomplexé à caractère politique. Vous préconisiez, si je me souviens bien, de dresser « des miradors d’oubli » autour de certains quartiers sensibles où logent des vauriens avec des clébards. La belle image. Il y en a marre de l’assistanat ? Oh, vous savez mon bocal mental est un laboratoire à idées radicales. Nous autres, artistes, devons libérer les forces vives du bulbe rachidien. Et sinon, je collectionne les sacs poubelles pour me divertir. Grand bien vous fasse. Je souhaitais également aborder votre jeunesse. Peu de gens le savent, mais vous avez commencé votre vie professionnelle en étant guide de pêche pour grand silure. Vous êtes bien renseigné… Saviez- vous qu’un des chroniqueurs d’Eclipshead a fait l’éloge de cet art il y a peu dans nos colonnes ? C’est une des raisons qui m’ont fait accepter cet entretien, je ne vous le cache pas plus longtemps. La pêche, c’est la vie. Certes. Le mot de la fin ? Vive la fessée tricolore et le ministère de la pensée positive. Encore merci et bon retour à Neuilly. Merci à vous et longue vie à Eclipshead !
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