| Ecrit par yln, 29-11-2007 23:23 |
L'appel du Large Aujourd’hui, jour tranquille sans grand évènement, la routine de la vie citadine paisiblement installée que l’on suit aussi surement qu’agréablement. Dans un moment d’ennui passager, je décide de regarder quelques photos des dernières vacances, prises pendant le mois de voile effectué avec un ami. Il ne m’a fallu que quelques images pour réaliser soudain qu’un léger sourire naissait sur mon visage. Cependant, à peine cette découverte faite je me rendais soudain compte que cela me manquait. Un besoin viscéral, animal même, s’est emparé de moi. J’avais besoin de retrouver l’océan. Besoin de sentir l’iode dans l’air, de sentir mes cheveux bousculés par le vent, de retrouver et de parcourir la charmante Roscane, adorable voilier de neuf mètres dont je fis l'agréable rencontre il y a de cela quatre années. Pas une année depuis, je n’ai manqué de passer un mois avec elle durant l’été. Envie de retrouver l’ami avec qui je partage ces moments de joie et de simple bonheur sur l’eau. Je me sentais étouffé dans la pièce, mon regard ne croisait au loin que bâtiments, arbres, voitures ou simple gens. Ce sentiment d’oppression augmentait au fur et à mesure que mes yeux parcouraient ce décor surchargé, aucun espace, chaque centimètre recouvert de béton, de gens ou de bien d’autres choses encore. Alors que tout ce que j’espérais était l’espace dégagé, être entouré par l’onde bleue, un océan à perte de vue, la paix de la vie en mouvement plutôt que le chaos inerte et civilisé. Chaque pore de ma peau réclame sa liberté, réclame les clapotis de l’océan, le souffle du vent et les grincements du bateau, réclame la communion naturelle avec l’océan. Je ferme mes yeux, et à force de patience, je parviens à l’entendre. A les entendre. Tous ces petits bruits résultant du choc de l’eau sur la coque. Je me vois, devant un port, debout, sachant que l’heure de l’embarquement dans le long et magnifique voyage de l’été va débuter. Je me vois souriant et riant à la barre… J’ouvre les yeux, mon pc s’est mis en veille, Radiohead tourne en boucle et mon mug est vide… Pour la première fois, j’ai ressenti avec une incroyable violence l’appel du large, l’appel des marins. Pour la première fois l’excitation de la prochaine fois, les bons souvenirs des fois passées se sont intégralement emparés de moi. Je me suis senti vide, si vide par rapport à ces moments passés sur l’océan… L’appel du large a gagné, et je dois bien avouer que je ne suis pas totalement mécontent de cela…
Commentaires utilisateurs (0)
|
|
|