Des fenêtres fiévreuses filtrent les pensées extérieures, Les chambres insalubres tremblent de lâchetés alignées, L’escalier s’use dans les sinuosités de ces humeurs; Distorsion d’un décor qui est couramment entaché.
L’édifice lézardé sanglote encore sur son infirmité, Tels les couloirs d’un mouroir à la vive hospitalité, Cet hôtel abrite tous nos vagabonds évanescents, Retraite des tourments délabrés mais obsédants.
Des résidents hantent en permanence ce royaume, Murmures lancinants de ces éternels hématomes, Brûlants de revenir eux aussi à la porte de l’esprit, Et de vociférer dans ce langage qui n’a jamais jauni.
Cette antre de l’atrophie ne se résout à l’amnésie, Destination aigrie dont ils ne perdent la direction, De rêverie en déraison elle sait capter l’attention, Ses gisants ouvrent alors le méat des mélancolies.