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Avatar On a tout dit sur le dernier film de Cameron, film évènement, qui chiffre en milliards de dollars et qui va, sans doute, faire une razzia à la prochaine cérémonie des Oscars. On peut en parler en faisant le cinéphile et dire que Cameron joue et décline les codes de son univers SF, à savoir les GI et la Compagnie évoquée dans Aliens. On peut en parler de façon geek en comparant et en menant une guéguerre Lucas-Cameron en débattant longuement sur qui a piqué quoi à l'autre. On peut en parler de façon chauvin et attardée intellectuellement en disant que les créatures de Cameron sont pompées sur la Cantatrice de Besson dans le Cinquième Élément. Le fait est qu'il y aura tout simplement un après et un avant Avatar, qu'on le veuille ou non. Pour le meilleur et pour le pire, la 3D va infester nos écrans. Pour le meilleur, parce que les visionnaires de tout poil vont pouvoir donner libre cours à tous leurs délires les plus fous car Cameron leur aura montré la voie. Pour le pire, parce qu'il n'est pas nécessaire de généraliser un procédé qui n'a de lieu d'être que pour certains films post-années 2000. Shrek en 3D oui. Pulp Fiction en 3D non. Avec Avatar, Cameron recycle le langage du western dans un univers SF foisonnant. Dans l'esprit de Cameron a germé toute la culture d'une race alien, ses croyances, une faune et une flore délirantes mais présentées avec justesse, en harmonie dans leur univers. Avec une minutie qui n'appartient qu'à lui, Cameron s'est investi pendant plus d'une décennie pour peaufiner, rendre crédible... un nouveau monde. C'est hallucinant de beauté, de vie. Alors certes, on a de la grosse ficelle scénaristique et quelques raccourcis faciles qui seront sans doute atténués par une version longue en dvd ou un director's cut mais là n'est vraiment pas le propos. Le plaisir de l'oeil avant tout. L'exploit technologique en premier. Sam Worthington, cannibale du blockbuster, donne une fougue et une vitalité féroce au projet, au delà des effets spéciaux et contribue à humaniser l'ensemble. On perçoit en lui la fougue d'un Mel Gibson ou d'un Bruce Willis de début de carrière. Terminator Renaissance, Le Choc des Titans, Avatar. Belle liste. Ne bouder pas votre plaisir et allez-y, retournez-y. Avatar est un film pilier... et qui parle d'écologie et de l'avidité des hommes sans pour autant que l'on se farcisse Kevin Costner.
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