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Antony and the Johnsons - I am a Bird now
Ecrit par Shinji, 09-11-2007 23:23


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Antony and the Johnsons - I am a Bird now

Androgyne, décalé, Antony Hegarty est né en Angleterre puis a vécu en Californie pour rejoindre New York City dans les années 1990, se produisant sur diverses scènes expérimentales. Issu du cabaret, il s'est mué en créature d’opéra en fondant en 1995, à partir d'un orchestre composé de 6 musiciens, les Jonhsons, d'après le nom de Marsha P. Johnson, activiste pour les droits des gays et transsexuels décédé en 1992.

Derrière son piano et sa voix autour de laquelle tout s'articule, Antony en véritable chanteur de soul blanc est secondé par les Johnsons, qui viennent poser des arrangements délicats tout au long de ce second album, I am a Bird now. Celui-ci commence avec "Hope there is someone", qui part d'une voix fragile, plaintive, pour se terminer sur un piano à la Nine Inch Nails. La mélancolie se fait moins forte au fur et à mesure, mais une grande partie de l'album reflète toujours de la tristesse, provoquée par le fait de ne pas être accepté, et par ce qu'impose la société. En effet, c'est le parcours personnel d'Antony qui est mis en avant : à la recherche de son identité (sexuelle), il fait preuve de détermination mais n'en est pas moins assailli par les doutes dans cette lutte contre les "bien-pensants". Mais derrière cette ambiguïté apparaissent des aspirations ordinaires présentes chez tout un chacun, comme l'espoir, l'envie de liberté...

Heureusement, Antony n'est pas seul. Des personnes/personnages qui lui ont ressemblé dans leur manière de ressentir les joies et les peines, les désirs, le réconfortent, comme Candy Darling, égérie d'Andy Warhol, ou encore son amie Page, dont les photos sur la pochette de l'album les présentent sur un "lit de mort" et une table d'opération. Mais les amis du présent sont également là : Rufus Wainwright sur "What can I do ?", Devendra Banhart sur "Spiralling", Lou Reed sur "Fistfull of Love" (inspiré d'un poème de Marc Almond) et même Boy George (son idole !) sur "You are my Sister". Tous amènent un plus évident à I am a Bird now, faisant preuve d'une retenue exemplaire en interprétant sans la moindre volonté de se mettre en avant. Ayant collaboré avec eux ou les ayant suivis en tournée, Antony les accueille tous autour de lui, vulnérable et pourtant si fort.




Tags : Antony and the Johnsons
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Commentaires utilisateurs (1) Fil RSS des commentaires
Posté par Berteo (28-11-2007 06:06)
1. Perfect day
J'avais découvert Antony dans The Raven de Lou Reed qui lui avait laissé les clés pour interpréter Perfect Day avec une sensibilité bouleversante. Sur un voile synthétique comme une nostalgie, Antony transformait cette chanson : sa voix triste et fébrile sur ces paroles douces et heureuses donnaient à la chanson une ambiguïté troublante. Finalement de tout l'album je n'ai bientôt plus écouté que Perfect Day, un frisson sur le coeur.

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