| Ecrit par Winter, 22-11-2007 01:09 |
Envy Au Barakason de Rezé (44) le 12/11/2007La Barakason et ses locaux tout juste restaurés accueillent Envy, la légende screamo/hardcore/post nippone. Les ayant malheureusement manqués au Hellfest, impossible de louper cette soirée (assez stupidement intitulée « Soirée Sushis alors que Envy est le seul groupe japonais présent). Je n’ai pas du être le seul à penser cela puisque la date est sold out. 21h00 : démarrage des hostilités avec Bandit 112. Sans être réellement ma tasse de thé, j'ai vraiment été agréablement surpris par ce quatuor et son rock nerveux et débridé aux croisements de Buckley (pour la musique), Oceansize et Radiohead. Vraiment pas mal et avec une forte identité, inspiré par les artistes précités mais pas mangé. Tout le contraire de Oversmurf. Certes, le son est bon voire très bon, les musiciens sont loin d’être manchots mais là les influences sont beaucoup trop visibles : Converge pour les passages énervés et Cult of Luna période Salvation/Somewhere Along The Highway pour les passages calmes. Pour l’originalité, on repassera. Je passe rapidement sur le chanteur qui faisait son maximum pour ressembler à Jacob Bannon, période moustachu. Un hommage sans doute ? A 23h30, après plus de 30 minutes d’installation et des problèmes de réglages du son, Envy fait son entrée. Très rapidement la salle est conquise. Les japonais nous happent dans les paysages fantastiques que sculptent leur musique, tour à tour aérienne et délicate puis prête à exploser. Ces moments de violence finement ciselée plongent les musiciens dans un engagement de plus en plus profond dans leurs morceaux. En fin de concert, l’un des guitaristes semble pratiquement en transe, pris dans une furia rock’n’roll destructrice, sautant et balançant sa guitare dans tous les sens, lâchant des litres de sueur. Au total, le set d’Envy n’aura duré qu’une heure et c’est peu de dire que le public en redemande. Las, nous n’aurons droit qu’à un seul rappel. Seulement une heure mais quelle heure ! Ces gars sont totalement possédés sur scène. L’investissement physique, et très certainement émotionnel vu leurs visages, est tel que je les vois mal assurer chaque soir deux heures à ce rythme. Dommage que la voix ait été aussi en retrait, sans doute à cause des soucis techniques du démarrage. La part belle a été faite aux morceaux des deux derniers albums (+ un tiré du dernier EP) ce que pourront regretter les amateurs de All the Footprints …mais la force de transmission des émotions sur les passages atmosphériques des japonais est proprement incroyable. Surpuissant et envoûtant. Grande grande classe.
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