| Ecrit par Shinji, 07-07-2008 11:57 |
Ministry - C.U. LA Tour 2008 Paris 15/06/2008La tournée européenne d'adieu de Ministry, le "C.U. LA Tour" (see you later ?), coïncidant avec celle de son ennemi juré le Prezident of the US (plus pour longtemps), est passée par Paris pour deux dernières dates dans la capitale de l'hexagone. La deuxième à l'Elysée Montmartre sera d'ailleurs jouée à l'identique de celle au Bataclan, au grand dam de ceux qui avaient voulu faire les choses en grand et s'offrir un doublé final mémorable. Chronique d'une mort annoncée... Une grille a été placée entre le groupe et le public, comme celle qu'on pouvait voir déjà dans la vidéo "In case you didn't feel like showing up" (1990). Punish Yourself aurait été à son affaire ; il avait même logiquement sa place comme première partie, sorte de relais officialisé, mais le groupe toulousain a été annulé au profit d'un groupe US peu excitant. C'est donc un nouveau morceau des Revolting Cocks - "I'm not gay" - qui fera vraiment monter la pression durant 6 minutes qui finiront par paraître interminables avant que les hostilités ne commencent. La setlist qui démarre sur un burn out a prévéligié les derniers albums, c'est-à-dire la trilogie anti-George W ; ce sera une preuve supplémentaire que la grille en question n'est qu'un vieux reste de gimmicks visuels. C'est sans doute la présence - certes enthousiaste - de Tommy Victor (Prong) sur scène qui nous vaut ça, mais en vérité les spectateurs en majorité acquis à la cause ministérielle depuis très longtemps aurait préféré qu'on leur ressorte Paul Barker d'un gros paquet-cadeau enrubanné. Ce qui, je l'accorde, aurait juré quelque peu dans la déco grille-projections sur écran-ossements-et tout le toutim, mais au moins ils auraient été bien plus en joie. Un fait qui ne trompe pas, c'est que la salle exultera lors du rappel, le temps d'un voyage dans le temps fantastique (nom de Zeus !) à grands coups de "So what", "N.W.O.", "Just one Fix" et "Thieves" ! Mais bizarrement, certains albums resteront à la trappe, comme si certaines périodes n'avaient jamais existé. Un révisionnisme d'autant plus dommage qu'il manquait du même coup un aspect rétrospectif qui aurait sans doute été davantage apprécié avant de partir. Pour ceux qui néanmoins n'ont rien contre les titres qui ont été présentés à la place, l'énergie était bel et bien là... du moins musicalement. C'était une autre histoire conçernant Al Jourgensen ; affalé sur son pied de micro tribal, il faisait grand-peine à voir, Gainsbarre looké indus avec ses lunettes noires et son haut-de-forme. Au moins semblait-il avoir tout de même conscience du lieu où il se trouvait, à en croire les quelques "mumph... Paris" qu'il a placés tout au long du set. Le deuxième rappel inutile, une reprise téléphonée de "What a wonderful World", confirme que les meilleures choses ont une fin ; alors après tout, pourquoi ne pas mettre un terme à l'aventure par le biais de ce genre de cynisme. Bye fucker !
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