| Ecrit par Seth Gecko, 12-04-2008 09:24 |
The Brian Jonestown Massacre - My Bloody Underground Newcombe est en colère. Fuck Amy Wine House. Fuck George W. Fuck you. Fuck Me. Fuck everything, everyone. Rien de grave, il est comme ça de naissance. Born to be wild. A contre-courant, underground, clandestin, sous-terrain. Newcombe a toujours refusé toute signature sur une major. L'art pour l'art, la musique pour la musique. Juste pour le plaisir. Newcombe veut jouer pour les autres, sans intermédiaires. Pour sûr que "l'innovation révolutionnaire" de Radiohead, ça a du bien le faire marrer. Un album sur internet? Waouh... Les albums - tous les albums - du Brian Jonestown Massacre sont en téléchargement gratuit sur le web du groupe (actuellement en reconstruction, dommage) et je dis bien gratuit, pas téléchargeable moyennant l'offrande que vous désirez... Alors forcément, il a un petit peu les boules Anton... Parce que bien sûr, on ne parle que de Radiohead... parce que bien sûr, Courtney Taylor-Taylor ou Jack White le vénèrent et qu'ils sont dans la lumière et lui dans l'ombre... Mais bon, il l'a cherché et il l'assume pleinement maintenant. My bloody undergound, nouvel album du groupe, ne remettra pas les pendules à l'heure, bien trop psyché et shoegaze pour s'écouler à des millions d'exemplaires mais bon, il n'empêche que c'est un putain d'album. Un album qui sonne comme du Velvet Underground désespéré (c'est dire), un album que des journalistes fans des chiffres et des lettres décrivent comme la rencontre de My bloody Valentine et du Velvet Underground. Vive les cours de cryptologie du soir. Anton remet les pendules à l'heure: Fuck My Bloody Valentine and Fuck the Velvet Underground. Avant lui, très peu, après lui, plus rien. Irrité, le verbe facile, déviant, irascible, Newcombe est un odieux personnage en interview, toujours à contre-pied, toujours à s'emporter, à s'enflammer. D'où les critiques, en général, assassines. Personnage unique dans la scène indé internationale, Newcombe est une figure quasi christique, un artiste voué à devenir mythologique, en bien comme en mal. Quelqu'un que l'on adore détester. Musicalement, le Brian Jonestown Massacre n'aura rien inventé de nouveau mais il aura touché à tout à la perfection. Newcombe, maintenant qu'il est devenu à la mode de balancer son travail en téléchargement sur le web, a eu l'idée de plus pour reprendre la main. Conscient de ne pas être une priorité pour les chaînes musicales qui diffusent des clips et lucide quant aux difficultés d'un label indé de mettre sur le marché un dvd de vidéos, Newcombe a décidé de diffuser via Youtube une vague de 12 clips, un pour chaque titre de l'album. Je vous ai mis les liens ci-dessous. A travers ces douze clips faits-maison, on découvre une nouvelle facette du talent hors-norme d'Anton. A découvrir en priorité celui de We are the niggers of the world. Bon visionnage. 01. Bring me the head of Paul Mc Cartney on Heather Mill's wooden peg (Dropping bombs on the White House) 02. Infinite wisdom tooth / My last night in bed with you 03. Who fucking pissed in my well? 04. We are the niggers of the world 05. Who cares why...? 06. Yeah -Yeah 07. Golden frost 08. Just like kicking Jesus 09. Ljosmyndir 10. Automatic faggot for the people 11. Darkwave driver / Big drill car 12. Monkey Powder 13. Black Hole Symphony
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