| Ecrit par Seth Gecko, 08-04-2008 09:20 |
The Raconteurs - Consolers of the lonely Bla bla bla mp3 bla blablabla téléchargement bla bla bla la musique se meurt. On a assez dit ces derniers temps sur le sujet dans ces colonnes et/ou ailleurs. Et pourtant The Raconteurs, joyeux side-project de Jack White en passe de devenir projet number one si Meg ne remonte pas la pente, apporte un peu d'eau au moulin rouillée de l'industrie. En effet, le groupe a annoncé la sortie d'un second album une semaine avant sa sortie (le 25/03) comme ça, pouf pouf! Pas de communication, pas de pubs, pas de promos, juste du son et le verdict des fans avant toute chose. Un nouveau pas est franchi dans le cruel monde de l'anticommercial. Et que dire de ce nouvel opus? Qu'il est bon, très bon, que Jack White, s'il avait le temps, pourrait sortir un album par mois. Plus que l'art d'accommoder les sons, ce type-là a l'art de composer des tubes. C'est bien simple, à l'écoute d'un album des W.Stripes ou des Raconteurs, on tombe dans le premier piège "Mince, je la connais cette chanson, c'est une reprise sans doute!". Et bien non! Mais Jack a l'incroyable talent de rendre ses chansons si personnelles, si entêtantes, qu'on a l'impression de déja les avoir entendues mille fois. Rien de bien péjoratif, il ne faut pas prendre cette remarque comme un reproche, comme si le son du White était de l'infâme soupe "déja-vu". Jack White est un catalogue à riffs dévastateurs, voilà tout. Pas mécontent d'avoir donné au monde l'un des plus grands hymnes rock des trente dernières années, Seven Nation Army, repris jusque dans les stades de foot, il continue son exploration du son des seventies, des sixties, du sud des States, de la bluegrass, du roots, du blues, du rock'n'roll. Consolers of the lonely commence comme il se doit, pied au plancher avec des grosses guitares qui s'étirent en riffs distordus et un peu crades, comme pour mieux se racler le fond des cordes pour les morceaux suivants. Qu'est-ce que c'est bon de pouvoir écouter de la musique irréfléchie, faite juste pour le plaisir des notes et du son, sans prise de tête, sans fioritures, sans branlette, sans faire le poseur. Jack White est l'anti Pete Doherty. Dans cet album coule la sève mère de l'authenticité, White est un poète rock dans la lignée des géants prédécesseurs, entendez des Morrison, des Cash, des Guy Béart. Lassé par le rouge et blanc, White est en fait un rocker du noir et blanc, de l'instantané, un artiste rétro mais qui sait tisser sa musique pour en faire autre chose que du revival. On ne le dit peut être pas assez souvent mais on tient là le musicien le plus essentiel depuis Cobain.
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